REPORT DE LA RENTRÉE SCOLAIRE 2012-2013 : PROBLÉMATIQUE ET PERPECTIVES

Par Roller Saint Pierre

Alors qu’on s’acheminait tranquillement avec ce que tout cela comportait de gymnastique institutionnelle vers la réouverture des classes le 4 septembre 2012 – le calendrier scolaire 2012-2013 faisant le tour des officines, un certain imprimeur-éditeur ayant imprimé au moins 80.000 posters-calendriers scolaires – des directeurs d’établissement scolaires faisant des préparatifs habituels, des parents faisant les gymnastiques financières en vue de réserver la place de leurs enfants dans une certaine catégorie d’écoles, la majorité des parents (comme à l’ordinaire) se préparant pour envoyer leurs enfants à l’école à partir d’octobre voire janvier 2013, coup de théâtre, le Premier Ministre Laurent Lamothe crée la première surprise sociale à relents économiques de l’automne : la rentrée des classes est reportée pour le 1e octobre 2012.

Les réactions n’ont pas tardé à fuser. Certains pensent que, en dehors des explications officielles faisant croire que le gouvernement, étant à l’écoute des classes nécessiteuses, les structures de mise en place de la deuxième vague des cohortes d’élèves du Programme de Scolarisation Universelle gratuite et Obligatoire (PSUGO) n’étant pas prêtes, le pouvoir exécutif réédite le report de la rentrée scolaire comme cela a été le cas pour l’année 2011-2012. De fait, à l’occasion de la tenue du Conseil de Gouvernement dans la métropole du Sud, le mercredi 8 août 2012, le nouveau Ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle n’a pas caché qu’il lui reste à payer la troisième tranche de subvention annuelle aux directeurs d’écoles non publiques abritant les élèves inscrits dans le PSUGO et qu’il allait, immédiatement après ce conseil de gouvernement signer des chèques d’arriérés aux enseignants. D’autres opinions, cette fois-ci plus politiques, ont utilisé la thématique de la qualité de l’éducation pour appuyer leur raisonnement. Parmi lesquelles, il y a lieu de retenir : « on diminue encore une fois le nombre de jours de classes, alors que les enfants ne reflètent pas le niveau de leur classe » ; « on va perdre 40 jours de classe » ; « le gouvernement Martelly-Lamothe va permettre aux familles socio-économiquement pauvres la possibilité d’avoir la situation financière nécessaire pour faire face aux dépenses impliquées par l’ouverture des classes » ; « le gouvernement Martelly – Lamothe ne fait que verser dans la démagogie populiste en vue de faire croire aux membres des classes les plus pauvres qu’il agit dans leurs intérêts, alors que leurs enfants inscrits dans le PSUGO ne reçoivent pas un enseignement de qualité » ; etc. Enfin, un autre secteur de la société civile, plus structuré que les autres, une organisation d’organisations, a convoqué les membres de son directoire. Ces derniers ont décidé d’avoir une approche plus rationnelle de la question en proposant toute une série d’activités visant à sensibiliser les pouvoirs publics sur les effets négatifs du report de la rentrée scolaire. De nouveau, à chaque fois qu’il s’agit de l’éducation en Haïti, tout un chacun s’autoproclame expert et émet des opinions qui vont vers l’accessoire conjoncturel en laissant intact le principal structurel.

Le principal structurel dont il est question ici, dans le jargon des sciences de l’éducation, se nomme « rythmes scolaires ». La question principale que l’on doit se poser est : est-ce que les rythmes scolaires tels que conçus par le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle seront affectés par le report de la rentrée scolaire ? Si oui, quelles sont les conséquences institutionnelles et économiques à effets sur les décideurs du ministère, les directeurs d’écoles et enseignants ? Et, au-delà des préoccupations politiques, le vin étant tiré, au nom des élèves haïtiens (du public et du privé), qu’est ce qui peut être fait pour rétablir un équilibre structurel ?

1. Qu’appelle-t-on rythmes scolaires ?

La question des rythmes scolaires a toujours attiré l’attention des responsables politiques et d’éducation au point qu’elle est qualifiée de « vieux débat » toujours d’actualité aux rentrées scolaires (Cavet, 2011). Les rythmes scolaires sont centraux au développement des systèmes éducatifs. Ils impliquent un débat multidisciplinaire d’autant plus que ces rythmes ont des effets qui vont au delà de l’espace scolaire lui même. Non seulement, ils concernent les responsables de la gestion de l’éducation, mais aussi ils répondent à des préoccupations sociales et économiques qui transcendent l’institution scolaire (Galbaud, 2011).

D’un point de vue scientifique, les rythmes scolaires renvoient à une définition plurielle. La première est celle de l’institution. Elle renvoie aux calendriers, aux emplois du temps, … (Testu, 2003). A ce sujet, selon Cavet (2011), « le temps des enfants ne peut être abstrait de celui des adultes, avec lequel il doit être concilié et articulé, tant au sein de la famille que dans l’espace public. Les horaires d’ouverture des écoles, les jours de classe ou de repos, et encore le calendrier des congés scolaires sont autant de points névralgiques soumis à la pression et aux contradictions de la demande sociale ». La deuxième renvoie aux rythmes biologiques avec une rythmicité de la personne et non de l’environnement. Cavet (2011) précise : « la compréhension des rythmes de l’enfant aux différents stades de son développement, physique et cognitif, intéresse depuis 30 ans les « chronosciences (chronobiologie et chronopsychologie) », au carrefour de la biologie, de la physiologie et de la psychologie ». Cette deuxième définition conduit à l’énoncé de diverses recommandations visant à éviter aux enfants fatigue, surcharge et stress, mais aussi à exploiter les variations rythmiques de leurs facultés d’attention, de concentration et de mémorisation pour optimiser l’organisation des temps éducatifs…

Dans le cadre de cet article, en vue d’éliminer une confusion définitionnelle, seule la première définition servira de cadre référentiel. Ainsi se posera la problématique des rythmes scolaires assimilés au temps strictement scolaire et institutionnel sans tenir compte des autres composantes du temps scolaire tels : le temps de la cantine scolaire, le temps du transport scolaire, le trajet à pied (la durée du trajet scolaire de la maison familiale à l’école et inversement), le temps des devoirs à la maison, etc.

2. Une problématique des rythmes scolaires du système éducatif haïtien

2.1. Rythmes scolaires officiels et rythmes scolaires cachés

En Haïti, les rythmes scolaires sont définis dans les plans d’études de l’école fondamentale de base et du 3e cycle pour l’enseignement fondamental 1e et 2e cycles et pour le 3e cycle de l’enseignement fondamental. Ceux des enseignements secondaires rénovés le sont dans le plan d’études du nouveau secondaire. Tandis que, ceux de l’enseignement secondaire traditionnel ne peuvent être que déduits. Ils sont définis en heures hebdomadaires et annuels et non en jours. En vue de permettre au lecteur une meilleure compréhension, les paragraphes qui suivent concerneront essentiellement l’enseignement fondamental 1e et 2e cycles, communément appelé l’enseignement primaire.

Les rythmes scolaires de l’école fondamentale de base varient d’une année à l’autre dans un ordre croissant. En 1re année fondamentale, il comporte 24 heures hebdomadaires pour 720 heures annuelles. En 2e année fondamentale, il comporte 25 heures hebdomadaires pour 750 heures annuelles. En 3e et 4e années fondamentale, il compte pour 26 heures hebdomadaires pour 780 heures annuelles. Enfin, en 5e et 6e années fondamentale, il s’établit à 27 heures hebdomadaires pour 810 heures annuelles. Tels que structurés, les rythmes scolaires haïtiens sont conformes aux principes des « chronosciences ». Cependant, il convient de faire remarquer que dans les faits, à cause de la non application effective du curriculum de l’école fondamentale, les cuuricula liés aux disciplines telles l’éducation esthétique et artistique, l’initiation à la technologie et aux activités productives et l’éducation physique et sportive – d’une manière générale – étant inachevés, il faudra déduire des rythmes scolaires officiels respectivement 4 heures, 5 heures, 6heures et 7 heures hebdomadaires en 1e et 2e années fondamentales, en 3e et 4e année fondamentale, en 5e année fondamentale et en 6e année fondamentale. Ce qui réduit le temps d’apprentissage et augmente la malformation des élèves haïtiens au niveau de l’école fondamentale.

2.2. Une tromperie officielle émanant du calendrier scolaire

La problématique des rythmes scolaires du système éducatif haïtien induit aussi celle du calendrier scolaire en termes d’inadéquation avec le plan d’études officiel. En effet, ce dernier structure le « delivery system » en nombre d’heures d’enseignement, alors que le calendrier scolaire le structure en nombre de jours. De ce qui précède, il appert que ce qui doit compter dans la planification de l’enseignement n’est pas forcément le nombre de jours. Le nombre d’heures d’enseignement est beaucoup plus important que ce dernier pour les agents d’éducation.

Par ailleurs, le calendrier scolaire haïtien traduit une méconnaissance de la réalité de l’effectivité de l’enseignement sur le territoire national. Le nombre de jours de classe proposé par le Ministère est un trompe l’œil. Dans la réalité officielle, il n’existerait que 148 jours de classes. L’analyse du calendrier scolaire officiel 2012-2013 avant le renvoi de la rentrée scolaire à octobre 2012 fait ressortir ce qui suit :

Le nombre de jours de classes proposé par le Ministère chargé de l’éducation nationale est fixé à 190 jours alors qu’il est prévu 34 jours dits « jours de contrôle » et 8 jours de congé officiel. Or, tout analyste des classes haïtiennes sait très bien que pendant les jours de contrôle, l’école cesse de fonctionner pour diverses raisons telles i) le moment de récupérer l’argent de l’écolage ; ii) une méconnaissance de la gestion de l’évaluation des apprentissages par les enseignants et les directeurs d’écoles ; iii) en période d’examens officiels, la nécessité de libérer l’espace scolaire pour l’organisation des examens d’état par le Ministère chargé de l’éducation nationale. Concrètement, en soustrayant les 42 jours ci-dessus, il ne resterait que 148 jours de classe.

2.3. Non respect du calendrier scolaire de 148 jours

Même avec 148 jours de classes, le calendrier scolaire n’est pas respecté dans les faits ; surtout en milieu socio-économiquement défavorisé, en particulier dans les espaces ruraux. Ce qui donne naissance à d’autres rythmes scolaires cachés. Déjà, depuis 2007, le document de Stratégie Nationale d’Éducation Pour Tous soulignait la réduction de fait du nombre de jours de classe en ces termes :

« Depuis environ une dizaine d’années, le ministère de l’Education Nationale multiplie les efforts en vue d’arriver à une augmentation substantielle du nombre de jours de classe par année. Ainsi, plusieurs mesures ont été prises pour faire passer la moyenne de 142 à 185 jours, qui reste malgré tout en dessous de la moyenne internationale de 200. Cependant, des problèmes liés à l’instabilité politique de ces dernières années, la dégradation de la situation économique, du pays qui pousse certaines écoles à travailler moins de cinq jours par semaine, le non-respect du temps scolaire dû entre autres à des raisons culturelles ont empêché d’atteindre cet objectif ». (SNAEPT. P.29).

Parmi ces raisons, il faut citer, entre autres, les jours de marché où élèves, enseignants et directeurs s’absentent pour vendre les produits agricoles récoltés de leurs jardins. Des focus groupes tenus à l’occasion de diverses enquêtes de terrain font ressortir que le nombre moyen de jours de classes par semaine s’élève à 3.

A l’analyse le Ministère haïtien chargé de l’éducation nationale, à travers l’Institut Pédagogique National (défunt), depuis 1982, s’était inscrit dans la modernité, en fixant le nombre d’heures d’apprentissage en lieu et place des jours de classe, alors qu’’une série de pays européens, aujourd’hui, sont en train de réfléchir sur les rythmes scolaires à adopter en vue de lier les deux définitions suscitées des rythmes scolaires. Par exemple, le Ministre français de l’éducation du Président François Hollande, Vincent Peillon, suite aux résultats de la conférence nationale sur les rythmes scolaires et la performance des élèves français de 15 ans au PISA (22 e en mathématiques, 27 e en sciences, 22 e en savoir-lire), veut revenir à la semaine officielle des 5 jours de classe. La résistance est forte. Dans les faits, selon les données d’EUROSTAT (2010), pour 4 jours hebdomadaires de classe, si l’on tient compte du nombre d’heures annuelles, la France arrive seconde derrière l’Italie, avec 958 heures annuelles d’enseignement, les élèves français bénéficient du plus grand nombre d’heures de cours en Europe sur le laps de temps le plus court. Donc, la problématique à résoudre, dans le cas haïtien, à l’occasion du report de la rentrée scolaire 2012-2013, se situerait autour des heures d’enseignement à combler pour boucler l’année scolaire. 3. Conséquences du report de la rentrée scolaire 2012-2013

La question des rythmes scolaires dépasse le cadre strict de l’institution scolaire. L’organisation du temps scolaire a toujours été au centre d’intérêts traduisant de grands enjeux sociaux et économiques (Galbaud, 2011). Ainsi, un report de la rentrée scolaire dans un pays comme Haïti ne peut avoir que des conséquences sociales et économiques sur toutes les institutions et agents concernés directement ou indirectement par l’école.

a) Au niveau institutionnel, pour ne citer que celle là :

La première institution concernée est le Ministère chargé de l’éducation nationale qui avait officialisé son calendrier scolaire, depuis la fin du mois de juin 2012 et qui sera obligé de modifier le calendrier scolaire avec une perte de 20 jours de classes ou 100 heures d’enseignement. Cette perte de jours de classe sera aussi répercutée au sein des écoles de scolarisation universelle mises en place par le gouvernement l’année dernière qui soit dit en passant sont l’objet de nombreuses critiques, justifiées, liées à la qualité de l’éducation. Dans une perspective stricte de perte, l’année scolaire sera de 128 jours. En fait, les contraintes de réajustement du calendrier scolaire sont nombreuses : les écoles à double et triple vacation ; les jours de vacance de Noel, de Pâques et des grandes vacances à respecter ; la période liée aux examens d’état à conserver si on ne veut pas que les cohortes de candidats aux examens du Baccalauréat 2012-2013 ne rencontrent celles de nouveaux entrants pour 2013-2014 ; la cessation des heures d’enseignement au début du mois de juin compte tenu de l’atmosphère insoutenable, non favorable à l’apprentissage, créée par la chaleur qui débute dès la moitié du mois de mai (des écoles fonctionnent encore sous des tentes post séisme de janvier 2012)

b) Au niveau économique, sans être économiste :

• la première institution concernée est le gouvernement lui-même qui, à travers le Ministère de l’Économie et des Finances, affichera un manque à gagner sur la taxation de la masse salariale d’environ 40.000 enseignants du secteur privé et d’impôt sur le revenu d’environ, au moins, 10.000 directeurs d’écoles. En fait, bizarrement, les écoles du secteur privé de l’éducation qui fournissent un service public sont taxées par la DGI ;

• la deuxième institution est l’ONA qui ne pourra recevoir des cotisations patronales et salariales que sur 9 mois des directions d’écoles.

• Il en est de même de l’OFATMA ;

• les agents économiques qui gravitent autour des écoles tels les petit (e)s marchand (e) s, les chauffeurs d’autobus et de tap-taps, les propriétaires de locaux scolaires en location, etc. ;

• Les cadres administratifs et pédagogiques des écoles du secteur privé de l’éducation qui ne pourront recevoir que 9 mois de salaire en lieu et place de 10 mois ;

• Les enseignants du secteur privé de l’éducation subiront le même sort que les cadres administratifs et pédagogiques, etc.

4. Report de la rentrée scolaire : que peut-on faire pour rétablir un équilibre structurel ?

Avant de répondre à cette question, il est important de souligner comme Testu, F. (2001) que « les aménagements du temps scolaire ont été conçus par et pour les adultes. Ils ont pratiquement toujours résulté des exigences économiques, politiques, religieuses et sociales de la société adulte du moment ». Cette assertion, dans le cas haïtien, voudrait dire deux choses : nous sommes une société d’adultes. Et, tant que telle, il est important que nous puissions comprendre que la participation des citoyens à la gestion de la « Res publica » est une des exigences du moment.

Concrètement, il en résulte qu’une rentrée scolaire implique trop d’agents sociaux et économiques pour qu’elle soit le privilège exclusif du Ministère chargé de l’éducation nationale. Comme exemple, ce dernier avait déjà publié le calendrier scolaire 2012-2013 quand le premier ministre, sans un arrêté de l’exécutif, voire un communiqué officiel, arguant des raisons économiques justifiées, pour permettre aux familles de la grande catégorie sociale nécessiteuse de faire face aux dépenses à encourir pour l’ouverture des classes, a annoncé le report de la rentrée scolaire pour octobre 2012.

Cette décision est peut être justifiée du point de vue politique sociale et économique. Elle est manifeste d’une préoccupation mainte fois répétée du Chef de Gouvernement à répondre aux appels de la population de la frange marginalisée du pays. Mais, elle traduit non seulement une absence de planification concertée entre deux instances complémentaires de l’État, mais surtout la non adoption de mécanismes établis et partagés de prise de décision au niveau stratégique de l’état.

L’expérience haïtienne et la littérature sur les temps scolaires démontrent qu’une rentrée scolaire concerne toutes les structures sociales et économiques (Testu, F. 2003). Donc, elle doit être une décision partagée par tous les acteurs. Sur cette base, il serait souhaitable que les autorités mettent en place, dans l’immédiat, deux (2) commissions, à opération annuelle, pour s’occuper de la rentrée scolaire : une commission interministérielle et une commission permanente de la rentrée scolaire au sein du Ministère chargé de l’éducation nationale.

La première, de niveau stratégique, sous la responsabilité du Premier Ministre, pourrait être composée des titulaires des ministères suivants : Ministère de l’économie et des Finances, Ministère chargé de l’Éducation Nationale, Ministère de la Jeunesse, des Activités Civiques et des Sports, Ministère de la Planification et de la Coopération Externe et Ministère chargé de la Lutte contre la Pauvreté Extrême. Sur la base des exigences socio-économiques de la rentrée scolaire (dotation de manuels scolaires, subvention de manuels scolaires, cantine scolaire, transport scolaire, uniformes scolaires, arriérés de salaires des enseignants, etc.), cette commission statuerait sur les grandes décisions à prendre. Les objectifs, les attributions et les modalités de fonctionnement de cette commission feraient l’objet d’un travail d’experts.

La deuxième, de niveau opérationnel, la Commission Permanente de la Rentrée Scolaire (CPRS) ou Commission Permanente sur les Rythmes Scolaires (CPRS), sous la responsabilité du Ministre chargé de l’Éducation Nationale pourrait être composée des membres suivants : le Ministre chargé de l’éducation nationale, le Directeur de la planification et de la Planification Externe, les Directeurs de l’Enseignement Fondamental et du Secondaire, le Directeur du BUNEXE, les dix (10) Directeurs Départementaux d’Éducation, le Directeur Général de l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP), le Directeur du Programme National de la Cantine Scolaire (PNCS), des représentants de syndicats d’enseignants, des représentants d’éditeurs de manuels scolaires, des représentants de directeurs d’écoles, etc. Cette CPRS, une instance technique, s’efforcerait à avoir une représentation nationale. Elle s’occuperait essentiellement des problématiques liées aux rythmes scolaires et fixerait le calendrier scolaire annuel. Sa structuration se ferait dans les mêmes conditions que la commission de niveau stratégique.

En absence de ces deux commissions, face à la menace du Ministre actuel chargé de l’éducation nationale de sévir dans toute sa rigueur contre tous les directeurs d’écoles qui entendent outrepasser la décision de report de la rentrée scolaire, en vue de rétablir l’équilibre structurel, ces derniers doivent mettre en œuvre des procédures de réajustement en vue de permettre le rattrapage des 100 heures aux élèves. Ce rattrapage peut se faire sous diverses formes. Parmi lesquelles, on peut citer : i) ajouter une (1) heure sur les 100 premiers jours de classe ; ii) diminuer le nombre de jours de vacances ; iii) inclure 20 samedis dans les 148 jours de classe. Ce qui porterait ces derniers à 168 jours de classe ; etc. La solution sera peut être une combinaison intelligente de ces options qui s’inscrivent dans la manipulation du temps. L’important sera surtout d’inscrire les choix dans un dispositif de concertation le plus large possible qui aura pour préoccupation principale la réussite des écoliers haïtiens.

Bibliographie

CAVET Agnès (2011). « Les rythmes scolaires : pour une dynamique nouvelle des temps éducatifs ». Dossier d’actualité de la VST, n° 60, février. [En ligne] : http://www.inrp.fr/vst/LettreVST/60….

EUROSTAT (2010). [En ligne] : http://www.eurydice.org/Eurybase/fr….

GALBAUD, D (2011). « Les rythmes scolaires » Mensuel Sommes Nous rationnels ?, n0 225.

INSTITUT PÉDAGOGIQUE NATIONAL / MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE. Haïti. (1982). Curriculum de l’école fondamentale. Document inédit.

MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE (2007). Stratégie Nationale d’Éducation Pour Tous (SNAEPT). Document inédit.

TESTU, F. (2001). « Aménager le temps scolaire. Pour qui ? », Enfances & Psy,1 no13, p. 67-72.

TESTU, F. (2003). Dans le futur débat sur l’école, le problème des rythmes scolaires. Cahiers pédagogiques [en ligne] : http://www.cahiers-pedagogiques.com….

Source : http://www.alterpresse.org

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