Cap-Haïtien : Deuxième grande manifestation

L’opposition à Martelly se durcit au Cap-Haïtien

Après des violences ayant fait trois blessés par balle la veille, plusieurs milliers de manifestants ont pris part vendredi à une nouvelle marche de protestation contre la politique du chef de l’Etat mise en cause dans l’aggravation des problèmes économiques et sociaux ; cette mobilisation a été aussi marquée par l’hostilité des protestataires au symbole fort du « martellysme », les fameux bracelets roses arrachés des bras des partisans de l’ancien chanteur

Publié le vendredi 21 septembre 2012

Photo Gérard Maxineau

La ville du Cap-Haïtien (environ 275 km au nord de Port-au-Prince) était en proie à une vive tension vendredi soir avec des incidents multiples impliquant un net ralentissement de la circulation et des scènes de panique, quelques heures après une nouvelle manifestation qui réunissait plusieurs milliers de personnes hostiles à la politique du Président Michel Martelly.

Des barricades de pneus enflammés étaient érigées sur certaines des principales artères, particulièrement à proximité des quartiers populaires de La Fossette, Cité Lescot et Samarie où des jets de pierres et de bouteilles étaient enregistrés.

Très nombreux, les protestataires, qui avaient à leur tête des représentants locaux de la classe politique et de la société civile, ont scandé des slogans contre le chef de l’Etat pointé du doigt pour sa responsabilité dans la situation de famine sévissant dans certaines régions du pays, la hausse galopante des prix des produits de première nécessité et des actes de corruption qu’auraient commis des proches du régime.

Les plus radicaux sont allés jusqu’à réclamer le départ du pouvoir de l’ancien chanteur « Sweet Micky », arrivé à la tête du pays en mai 2011.

Sur leur parcours, les manifestants, en majorité des partisans déçus de Michel Martelly, ont arraché tous les bracelets roses symbolisant le régime que portaient des passants.

Des tirs ont retenti à la fin de cette manif. spp/Radio Kiskeya

http://radiokiskeya.com/spip.php?article9158

Dernière Heure

Forte présence ce soir d’escouades d’unités de la MINUSTAH et de la police antiémeute haïtienne dans les rues du Cap-Haïtien. Des rumeurs persistantes font également état de la présence d’hommes armés en vert olive qui auraient également investi les rues de la ville, accueillis avec des jets de pierres et des tessons de bouteille par les habitants des quartiers populaires. Des tirs sporadiques sont également entendus.

CAP-HAÏTIEN SOUS HAUTE TENSION…

vendredi 21 septembre 2012

Correspondance Wedlyne Jacques

Cap-Haïtien, 21 sept. 2012 [AlterPresse] — Climat de tension et de panique, ce vendredi 21 septembre 2012, au Cap-Haïtien, deuxième ville du pays à 248 km au nord de la capitale.

Les rues sont presque vides à l’approche de la tombée de la nuit du vendredi 21 au samedi 22 septembre 2012, rapporte la correspondante d’AlterPresse.

A 18.00 locales (22:00 gmt), chacune et chacun s’évertuaient à regagner leur domicile, après une journée marquée par une manifestation hostile à l’actuelle administration politique.

Des citoyennes et citoyens tentaient de s’approvisionner au marché public de la ville (où les petites commerçantes ont débité leurs marchandises, malgré le climat de tension du jour), de peur de ne pas affronter des jours difficiles prochainement.

Après avoir laissé le monument de Vertières et Baryè Boutèy, l’agitation est surtout ressentie dans la zone de Cité Lescot (entrée sud du Cap-Haïtien), d’où sont encore lancés des tessons de bouteilles et des jets de pierres.

Durant la journée du 21 septembre 2012, la zone de Cité Lescot et celle de “lòt bò pon” (pont Hyppolite, au nord de la ville) étaient bloquées par les mouvements de plusieurs milliers de personnes.

A l’appel de plusieurs organisations, les manifestantes et manifestants, de diverses couches sociales, ont entonné des slogans contre l’administration du président Joseph Michel Martelly.

Ils accusent la présidence haïtienne d’encourager la corruption de sa famille, de gaspiller les deniers publics, pendant que le peuple croupit dans la misère.

Munis de “cartes rouges”, en signe de désapprobation de la politique suivie par l’actuelle administration politique et criant “A bas Martelly”, ils promettent de mettre fin au système politique existant présentement en Haïti, auquel ils reprochent divers manquements.

La manifestation publique des habitantes et habitants du Cap-Haïtien a cessé vers 1:00 pm (17:00 gmt) après que la police nationale départementale eut tiré en l’air et envoyé des gaz lacrymogènes.

Entre-temps, les banques commerciales avaient fermé leurs portes depuis 11:00 am (15:00 gmt). Le transport public, à l’intérieur de la ville et vers les autres villes du département du Nord et du département du Nord-Est, fonctionnait au ralenti. [wj rc apr 21/09/2012 18:15]

http://www.alterpresse.org

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