La Russie suspend l’importation du maïs Monsanto

La Russie suspend l’importation du maïs Monsanto  

Moscou souhaite vérifier les résultats de l’étude choc conduite par Gilles-Eric Séralini. La France appelle à une révision des protocoles d’autorisation en Europe.

Le Maïs-Monsanto-810

La Russie a suspendu l’importation de maïs génétiquement modifiés commercialisés par le géant américain de l’agroalimentaire Monsanto après la publication d’une étude-choc sur la toxicité d’un de ses maïs génétiquement modifiés, étude dont « le Nouvel Observateur » a dévoilé en exclusivité les résultats la semaine dernière (> notre dossier).

L’agence russe de protection des consommateurs Rospotrebnadzor indique dans un communiqué que « l’importation et la commercialisation en Russie du maïs OGM NK603 [de Monsanto, ndlr] est temporairement suspendue », le temps que des chercheurs russes examinent l’étude et que l’UE fasse part de sa position sur la question.

Un impact minime pour Monsanto

L’équipe de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen, a réalisé une étude alarmante qui recense des pathologies lourdes, notamment des tumeurs, chez des rats nourris avec du maïs génétiquement modifié commercialisé par Monsanto.

Un porte-parole de Monsanto, cité par le « Wall Street Journal », a minimisé l’importance de la décision de la Russie pour son entreprise. « La Russie est un exportateur net de céréales, donc l’impact de leur suspension temporaire devrait être minime », a-t-il déclaré.

Prudence en France

De son côté, le ministre de l’Agriculture français Stéphane Le Foll a estimé mercredi nécessaire de revoir les protocoles d’autorisation des produits OGM à l’échelle européenne, et ce, que l’étude choc menée par le professeur Gilles-Eric Séralini soit validée ou non.

« Il y a deux solutions: elle est validée et là, il est clair, comme l’a dit le Premier ministre, qu’il faut interdire l’importation de ce maïs (…) à l’échelle européenne (…). Si elle n’est pas validée, (…) ça ne change rien sur ce que j’ai dit, sur la nécessité de revoir les protocoles d’autorisation de ces OGM à l’échelle européenne », a déclaré le ministre sur RTL.

« On sait aujourd’hui qu’il y a des failles » dans ces protocoles, a ajouté Stéphane Le Foll, évoquant notamment les durées trop courtes des études d’impact et de toxicité (90 jours), ou le fait qu’il n’y ait pas de comparaison risques/avantages, comme cela se fait pour les médicaments. Une situation en partie due aux poids des industriels du secteur, a reconnu le ministre: « Ils imposent une partie de la loi », a-t-il déclaré.

Après la publication de l’étude de Séralini sur les conséquences d’une alimentation avec du maïs OGM sur la santé de rats, le gouvernement français a saisi la semaine dernière l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Chargée de contrôler le protocole et les résultats de l’étude, elle rendra ses conclusions « avant la fin de l’année », a affirmé Stéphane Le Foll, se refusant à donner une date plus précise.

Source:  http://tempsreel.nouvelobs.com/monde

 

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