La SOFA et le RNDDH accusent Me Josué Pierre-Louis Président provisoire du Conseil électoral permanent contesté d’avoir violé sa secrétaire

 

Me Josué Pierre-Louis Président provisoire du Conseil électoral permanent contesté accusé d’avoir violé sa secrétaire,

LE PRÉSIDENT PROVISOIRE DU CONSEIL ÉLECTORAL PERMANENT CONTESTÉ Me Josué PIERRE-LOUIS impliqué dans un cas de viol accompagné d’agressions physiques : la SOFA et le RNDDH réclament Justice pour la victime

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES ORGANISA–   TIONS SOLIDARITE FANM AYISYÈN (SOFA) ET  DU  RÉSEAU   NATIONAL DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS (RNDDH)

La  Solidarite Fanm Ayisyèn SOFA et le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) ont appris avec consternation le viol accompagné d’agressions physiques perpétrés le 26 novembre 2012 sur la jeune femme Maylielore1  par Me Josué PIERRE-LOUIS, un haut fonctionnaire de l’Etat Haïtien, désigné par le Président de la République pour représenter le Pouvoir Exécutif au sein du CEP.

La  jeune  femme  victime  travaille  à  titre  de  Consultante  au  Ministère  de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales. Elle est détachée comme assistante auprès de Josué PIERRE-LOUIS son supérieur hiérarchique. Le 26 novembre 2012, après une journée de travail, il était aux environs de six (6) heures du soir lorsque Josué PIERRE-LOUIS a proposé à Maylielore  de la raccompagner. En cours de route, il a bifurqué dans un chemin qui mène chez lui, à Tabarre, arguant qu’il a besoin de la jeune femme pour télécharger des programmes sur un téléphone qu’il vient d’acquérir.

1 Pour protéger la victime, la SOFA et le RNDDH utilisent un nom d’emprunt.

Arrivée chez lui, Maylielore a été introduite dans un bureau. Elle était en train de faire le travail pour lequel elle était venue lorsque Josué PIERRE-LOUIS l’a tirée et l’a forcée à s’introduire dans une chambre à coucher attenante audit bureau. De plus, Josué PIERRE-LOUIS a pris soin de fermer la porte de la chambre où deux (2) armes automatiques étaient placées en évidence sur sa table de chevet.

Il s’en est suivi un interrogatoire musclé au cours duquel Josué PIERRE-LOUIS, a giflé Maylielore à plusieurs reprises sous prétexte qu’elle aurait divulgué des informations  d’Etat  contenues  dans  son  téléphone  portable.    Par  la  suite,  le Président du CEP l’a jetée sur le lit, l’a déshabillée et l’a violée. Tout au cours du viol, la victime a catégoriquement signifié son refus d’avoir des relations sexuelles avec son agresseur. Elle a crié et s’est débattue. Cependant, les gardes du corps de Josué PIERRE-LOUIS, présents sur les lieux, ne sont pas intervenus.

Il était aux environs de huit (8) heures du soir lorsque, après avoir été violée, Maylielore  a  ramassé  ses  affaires  et  a  laissé  la  maison  de  son  agresseur,  en pleurant, pieds nus avec ses souliers à la main. Les agents de sécurité n’ont pas réagi. En route, elle a rencontré un motocycliste qui, après qu’elle lui ait expliqué le viol, l’a récupérée et l’a ramenée chez elle.

Le soir du viol, Josué PIERRE-LOUIS n’a pas cessé d’appeler la victime. N’ayant pas eu de réponse, il a appelé le frère de celle-ci menaçant de la faire arrêter parce qu’elle aurait recopié des informations qui se trouvaient sur son téléphone portable et  les  aurait  divulguées.    Aujourd’hui  encore,  Josué  PIERRE-LOUIS  persiste  à harceler la victime au téléphone allant même jusqu’à la faire appeler par d’autres personnes.

Il convient de souligner que Maylielore affirme qu’elle faisait l’objet d’harcèlement sexuel répété et de chantage de la part de Josué PIERRE-LOUIS qui, sous prétexte qu’elle aurait  divulgué  des  informations  d’Etat,  l’a  menacée de  la  traduire  par devant l’instance judiciaire. Cependant, en dépit de ces menaces, celle-ci a de manière constante, repoussé les avances de Josué PIERRE-LOUIS.

La SOFA et le RNDDH condamnent avec véhémence ce crime barbare perpétré par un  haut  fonctionnaire  de l’Etat,  ancien  Commissaire  du Gouvernement  près  le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, ancien Commissaire du Gouvernement près la Cour d’Appel de Port-au-Prince, ancien Directeur Général du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, ancien Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, ancien Secrétaire du Palais National, aspirant actuellement à représenter le Pouvoir Exécutif au sein du CEP, ce, tel que décidé par le Président de la République.

La SOFA et le RNDDH considèrent ce viol comme étant la confirmation de la tentative de chosification des femmes par les autorités actuelles et condamnent cette pratique des supérieurs hiérarchiques de contraindre des employé-e-s de l’administration  publique,  notamment  des  femmes,  à  travailler  chez  eux  et  en dehors des heures de bureau.

La SOFA et le RNDDH rappellent aux autorités que Nul n’est au-dessus de la Loi et que la Loi Haïtienne considère le viol  comme un crime contre les droits de la personne et punit l’harcèlement sexuel, (décret du 6 juillet 2005). Le chantage et les voies de fait perpétrés contre autrui sont également sanctionnés par la Loi.   De plus, le pays a ratifié la   Convention Interaméricaine sur la Prévention, la Sanction et l’Elimination de la violence contre la Femme, communément appelée Convention Belém Do Para ainsi que la Convention Internationale sur l’Elimination de Toutes les Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes.

Le viol perpétré contre Maylielore ne peut rester impuni. En ce sens, la SOFA et le RNDDH  exhortent  les  organisations  de  femmes,  les  organisations  de  droits humains à se solidariser avec la victime et ses parents et à rester vigilantes, pour que  Josué  PIERRE-LOUIS   réponde  de  ses  actes  par  devant  la  juridiction  de répression.

Enfin, la SOFA et le RNDDH réclament des autorités concernées, particulièrement le Parlement Haïtien, les autorités judiciaires et l’Office de Protection du Citoyen et de la Citoyenne, une intervention célère sur ce dossier pour que Justice soit rendue à la victime.

Port-au-Prince, le 27 novembre 2012

SOFA :  Olga BENOIT                 RNDDH : Marie Yolène GILLESCOLAS

PHONE: 48779576 / 43848035                                                                          Phone : 29401222 / 36608103 / 37288466

 

 

Le président du CEP contesté, Josué Pierre-Louis, inculpé de viol

Une décision du parquet de la capitale qui n’avait pas encore été notifiée mardi au doyen du tribunal de première instance chargé de désigner le juge instructeur qui devra conduire l’enquête sur l’acte sexuel ignoble, accompagné de sévices corporels, qu’aurait subi Marie Danielle Bernadin, le 26 novembre dernier

Publié le mercredi 5 décembre 2012

Le président provisoire du Conseil électoral permanent contesté, Me Josué Pierre-Louis, a été officiellement inculpé mardi de viol sur Marie Danielle Bernadin avec la décision du parquet de Port-au-Prince de se dessaisir du dossier transféré au cabinet d’instruction.

Egalement ancien ministre de la justice et proche du Président Michel Martelly dont il a été le conseiller, Pierre-Louis aurait giflé à de multiples reprises la jeune femme de 25 ans avant de lui imposer une relation sexuelle brutale, le 26 novembre dernier à son domicile, selon les témoignages de la présumée victime appuyée par deux organisations des droits humains et des avocats.

Sans avancer de motifs pour justifier ce nouveau tournant dans le présumé scandale politico-sexuel à rebondissement, le commissaire du gouvernement, Me Lucmane Délile, a fait savoir que le dossier a été acheminé depuis lundi au décanat du tribunal de première instance pour les suites légales. Il n’était pas non plus en mesure de révéler le nom du juge instructeur devant mener l’enquête.

Le doyen Raymond Jean-Michel, interrogé par les journalistes qui se sont précipités à son bureau aussitôt terminé le point de presse du commissaire, a catégoriquement nié avoir reçu du parquet une quelconque correspondance à ce sujet. Le magistrat affirme avoir pris connaissance par le truchement des médias du transfert du dossier qu’il continuait d’attendre.

Retard administratif ou manœuvre d’un autre type, le greffe du tribunal civil a également indiqué qu’il n’était pas encore en possession de documents faisant de Josué Pierre-Louis un inculpé.

S’accrochant obstinément à son poste de membre d’un organisme électoral bancal au sein duquel il continue de représenter l’Exécutif, l’intéressé a rejeté d’un revers de main les accusations de Marie Danielle Bernadin qu’il présente comme une amie intime qui se serait prêtée à des activités d’espionnage au profit d’adversaires politiques non identifiés.

La SOFA (Solidarité Fanm Ayisyen) et le RNDDH (Réseau national de défense des droits humains), qui ont décidé d’accompagner la demoiselle, exigent une décision judiciaire exemplaire à l’encontre du présumé violeur. Tout comme les avocats ayant pris le dossier en main, Mes Mario Joseph, André Michel et Newton Saint-Juste. spp/Radio Kiskeya

Source: http://radiokiskeya.com

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