Martelly: 2013 une année consacrée à l’environnement

Haïti-Politique : Martelly propose une année 2013 consacrée à l’environnement

Quid des voies et moyens ?

P-au-P, 1er janv. 2013 – L’environnement et l’agriculture seront les principales priorités du gouvernement pour l’année 2013, Martelly uannonce le président de la république, Joseph Michel Martelly sur la place d’armes des Gonaïves (la cité de l’indépendance, à 174 km au nord de la capitale) à l’occasion de la célébration du 209e anniversaire de la proclamation de l’indépendance d’ Haïti, le mardi premier janvier 2013.

Réduire la vulnérabilité de l’environnement d’Haïti par rapport aux catastrophes naturelles, relancer la production agricole pour diminuer la dépendance alimentaire du pays de l’extérieur : tels sont les objectifs que se donne Martelly dans son message de vœux à la nation haïtienne pour le nouvel an.

« Notre environnement doit être réhabilité pour que la moindre intempérie ne nous endeuille plus, ne perturbe plus notre économie », souhaite t-il.

Il demande à chaque Haïtienne et à chaque Haïtien de prendre l’engagement de planter au moins un arbre comme contribution citoyenne pour une meilleure résistance du pays aux catastrophes naturelles.

L’actuelle administration politique promet d’œuvrer en faveur d’initiatives, notamment dans l’agriculture, l’environnement et l’économie, en suivant les traces des ancêtres et héros, faisant référence à la geste héroïque ayant débouché sur la déclaration d’indépendance nationale le 1er janvier 1804 aux Gonaïves.

« Sur mes trois ans restants, je veux qu’Haïti dépende d’elle-même à soixante dix pour cent (70%) de la production alimentaire », projette Martelly.

A date, tournée davantage vers l’extérieur, l’actuelle administration politique n’a pas encore démontré de détermination à consolider la production agricole nationale et à réhabiliter l’environnement.

Au lieu d’agir dans les zones rizicoles, elle a préféré commander des tonnes de riz en provenance de l’Asie. Il n’y a pas encore de signes évidents de renforcement des filières de production agricole.

Les crises politiques, que l’actuelle administration politique a contribué à accentuer, avec une succession de scandales à tout bout de champ, les problèmes économiques et les catastrophes naturelles ont retardé le développement d’Haïti, déplore Martelly.

« Si Haïti veut rester tout le temps maitre de son destin, il ne faut pas perdre la bataille du développement », conseille t-il en appelant à l’unité pour que le pays reprenne sa marche vers le progrès, la paix et la justice « que [toutes les filles et] tous fils de cette terre souhaitent voir surgir et s’imposer ».

Sans préciser les actions concrètes envisagées, Martelly déclare vouloir, entre autres, remodeler les institutions démocratiques pour que s’instaure la confiance et que chacun soit incité à l’investissement et à l’entrepreneuriat, générateurs d’emplois et de richesses ».

Cela devrait permettre d’avancer pas à pas vers une main d‘œuvre mieux formée avec un Etat de droit garantissant à toutes et à tous le libre exercice des facultés vers une Haïti de progrès et de justice sociale à laquelle aspire la nation haïtienne, croit-il.

Le président prône l’union de la population en mettant de côté les différences en vue de montrer au monde entier qu’Haïti mérite son héritage d’indépendance, légué par ses ancêtres.

Déplorant combien, jusqu’à aujourd’hui, le peuple haïtien ne peut assurer sa propre sécurité, il exhorte le peuple à se servir de ses forces pour bâtir une autre Haïti tout-à-fait libre

Quoi qu’il en soit, tous les signaux sont au rouge pour l’année 2013.

Plusieurs analystes relèvent, depuis mai 2011, une arrogance sans bornes, aucun respect pour les contribuables, une machine de propagande politique, un manque de dialogue politique véritable, une volonté des officiels de piétiner les droits des citoyennes et citoyens (celles et ceux qui circulent en véhicules de l’État se croient investis d’un pouvoir discrétionnaire sur l’ensemble de la population) une hostilité contre les critiques sur le mode de gestion gouvernementale, une mainmise sur les institutions démocratiques (comme la justice) et une tendance à l’autoritarisme et au pouvoir personnel (tout est ramené au président, une carte de santé porte même les insignes / couleur rose / de campagne de Martelly).

Au-delà des vœux pieux, d’aucuns prédisent, pour 2013, de nouveaux remous sociaux, exacerbés par la faiblesse du pouvoir d’achat, la vie chère, les conditions socioéconomiques de plus en plus désastreuses et le peu d’investissements publics en matière de protection de l’environnement.

Comble de l’improvisation, de l’incompétence et d’une absence criante de planification, de nombreux trottoirs ont été défoncés, à partir d’octobre 2012, dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince, par les travaux publics qui tardent encore à les réhabiliter définitivement.

Des intempéries, notamment le cyclone Sandy, ont été enregistrées sans une réparation pertinente des rues cassées, sur lesquelles ont été amoncelés gravats, sable et autres débris.

La fin de l’année 2012 et le début de l’année 2013 n’ont pas eu d’éclat particulier chez la plupart des couches nationales.

Des doutes persistent sur une transformation véritable des conditions de vie de la population, martelée par les autorités politiques qui privilégient la mise en place d’usines de sous-traitance au détriment de la recherche de filières de production porteuses, particulièrement dans l’agriculture. [emb rc apr 01/01/2013 16:40]

 http://www.alterpresse.org/spip.php?article13885

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