CORRUPTION/PRÉSIDENCE : DÉCÈS DU JUGE S’OCCUPANT DE L’AFFAIRE SOPHIA MARTELLY

DERNIÈRE HEURE : DÉCÈS DU JUGE JUGE JEAN SERGE JOSEPH

Publié le samedi 13 juillet 2013

Le juge Jean Serge Joseph qui a ordonné le 2 juillet dernier la comparution au Correctionnel du premier ministre Laurent Lamothe et d’autres officiels dans le cadre de l’accusation de corruption portée contre l’épouse et le fils du chef de l’Etat, est décédé en début de soirée ce Samedi 13 juillet 2013 à L’Hôpital Bernard Mevs suite à une attaque cérébrale. Il avait été l’objet de fortes pressions de la présidence pour qu’il ferme au plus vite le dossier. Plus de détails bientôt… HI/RK

JUGE JEAN SERGE JOSEPH

Victime d’un harcèlement de l’Exécutif, le juge Jean Serge Joseph succombe à une congestion cérébrale

Directement mis en cause dans cette affaire ayant tourné au drame, le Président Michel Martelly et le Premier ministre Laurent Lamothe ainsi qu’un conseiller présidentiel avaient, selon des informations crédibles, mis en demeure le magistrat d’abandonner sans délai les poursuites judiciaires engagées contre l’épouse et le fils du chef de l’Etat, accusés de se livrer à des détournements de fonds massifs

Publié le samedi 13 juillet 2013

Le juge Jean Joseph Serge, objet d’intenses pressions indues de la part du pouvoir après avoir ordonné la poursuite, au tribunal correctionnel de Port-au-Prince, de la procédure judiciaire pour corruption engagée contre la famille présidentielle, est décédé samedi soir des suites d’un accident vasculaire cérébral.

Selon ce qu’a appris Radio Kiskeya de sources proches de sa famille, le magistrat, plongé dans un coma profond, a rendu l’âme à l’hôpital Bernard Mevs (sur la route de l’aéroport, nord de la capitale) où il avait été admis d’urgence tôt dans la matinée.

Lors d’une audience consacrée à une plainte déposée par deux jeunes avocats contre l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, et leur fils Olivier, accusés tous deux de détournement de fonds publics et d’usurpation de titre, le 2 juillet dernier, Jean Joseph Serge avait rendu une ordonnance demandant la comparution à la barre comme témoins du Premier ministre Laurent Lamothe et de plusieurs autres dignitaires de l’Etat.

Cette décision jugée osée par le régime en place -qui se veut pourtant le champion de l’Etat de droit- allait entraîner une succession d’ingérences dans les affaires judiciaires marquées au coin du scandale. Ainsi, selon des informations de première main, le Président Michel Martelly et le Premier ministre Laurent Lamothe seraient intervenus personnellement dans le dossier pour exercer des pressions directes sur le magistrat en lui faisant injonction d’enterrer au plus vite la procédure en cours.

Commentant sous le couvert de l’anonymat l’attaque cérébrale l’ayant emporté, des proches du défunt ont fait savoir que jusqu’au fâcheux incident, Jean Serge Joseph se portait bien, ne souffrant apparemment d’aucune maladie grave. spp/Radio Kiskeya

Le juge Jean Serge Joseph ordonnant le 2 juillet dernier la comparution au Correctionnel du premier ministre Laurent Lamothe et d’autres officiels dans le cadre de l’accusation de corruption portée contre l’épouse et le fils du chef de l’Etat.

PRÉSIDENCE/CORRUPTION : des pressions exercées sur le magistrat en charge du dossier.

« Audition rapide et fermeture du dossier »

Le juge Jean Serge Joseph qui a ordonné le 2 juillet dernier la comparution au Correctionnel du premier ministre Laurent Lamothe et d’autres officiels dans le cadre de l’accusation de corruption portée contre l’épouse et le fils du chef de l’Etat, est l’objet de fortes pressions de la présidence pour qu’il ferme au plus vite le dossier.

Des informations provenant de sources judiciaires laissent croire qu’un conseiller présidentiel et ex-ministre de la justice s’est entretenu à plusieurs reprises avec le magistrat autour du dossier pour lui demander, dans un premier temps de revenir sur sa décision et, dans un second, de procéder rapidement à la comparution lancée et de fermer le dossier.

Selon les mêmes sources, les deux dernières rencontres avec le magistrat remontent aux 10 et 11 juillet derniers, au cabinet de l’ex-ministre. Le chef de l’Etat et le premier ministre ont participé en personne à l’une de ces réunions, ajoutent-elles. Il a été clairement demandé au juge de se soumettre aux injonctions qui lui ont été faites, savoir procéder, la semaine prochaine, à l’audition et clore immédiatement le dossier.

Deux recours en appel ont été exercés dans le cadre du dossier. Etant, de droit, suspensifs, ces appels placent en principe le magistrat dans l’impossibilité d’agir tant qu’un arrêt de la Cour d’appel n’est pas pris concernant ces recours. Le magistrat aurait vainement tenté de faire valoir ce point de vue auprès de ses interlocuteurs, ajoutent les mêmes sources.

Une requête pour que le dossier soit entendu dès la semaine prochaine a été adressée au doyen du Tribunal civil de Port-au-Prince par l’avocat de la famille présidentielle pour qu’il ordonne l’audition, en dépit du fait qu’il n’est pas de la compétence du doyen d’agir de la sorte vu qu’un juge est pleinement en charge du dossier, font remarquer les mêmes sources. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com

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