DE « LA PURÉE DE BÉBÉS » POUR M. ARISTIDE

De « la purée de bébés » pour M. Aristide

Il existe certains actes de barbarie que réprouve la conscience universelle. A ce propos, comme l’écrit Vladimir Jankélévitch, ce genre d’actes,  « est une chose innommable, inavouable et terrifiante, une chose dont on détourne sa pensée et que nulle parole humaine n’ose décrire ».

Au début des années 2000, une horrible affaire ayant trait à la disparition mystérieuse de bébés a défrayé la chronique en Haïti. Michael Dielbert, journaliste, écrivain et professeur émérite à l’Université de Coventry, a, dans deux articles – «The terrible Truth of Martissant  – La terrible vérité sur Martissant) » et « The disappearance of Nanoune Myrthil’s infant – La disparition du bébé de Nanoune Myrthil  » fait état de cette histoire macabre. Si les mères de ces autres enfants disparus ont dû gérer leur souffrance dans le silence, avec Nanoune Myrthil ce sera différent. Car elle, au contraire, voulait à tout prix savoir ce qui était arrivé à son bébé, connaître la vérité et proclamer sa souffrance.

Des plaintes ont été déposées particulièrement à l’encontre d’une certaine Mme Yannick Auguste, infirmière de son état à  l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (l’Hôpital général). Dans son article, Michael Dielbert attire l’attention sur le fait que les multiples tentatives pour étouffer cette affaire lui rappellent les obstructions mises en place pour entraver l’enquête sur l’assassinat du journaliste Jean Dominique. Obstructions , d’ailleurs, que l’organisation  Reporters sans Frontières avait qualifiées de « conspiration d’État ». Mais de quel pouvoir pouvait disposer cette infirmière pour réussir le tour de force de parvenir avec succès à faire entrave au bon déroulement d’une poursuite judiciaire à son encontre ?

Un nouvel éclairage va être projeté sur cette affaire qui  refait surface en 2004. Dans une dépêche publiée le 22 juillet 2004, Radio Vision 2000 rapporte que Sonia Desrosiers « femme d’un chef d’une organisation populaire (OP Lavalas) de Fort-Touron,  allait faire de nouvelles révélations fracassantes sur cette affaire .  En effet, d’après ses déclarations, il ressort : « après que l’infirmière Yannick Auguste eut  enlevé le bébé, elle l’ aurait remis à un certain Félix Bien-Aimé. Celui-ci,  à son tour, le confiera à Mme Marie Antoinette Gauthier, déléguée de l’Ouest et directrice de l’hôpital de l’Université d’État d’Haïti au moment des faits. Celle-ci le ramènera , emmailloté dans une serviette blanche, à Tabarre où au cours d’une cérémonie sataniste le 5 mars 2001 au domicile même de l’ex-président Jean Bertrand Aristide le bébé allait être sacrifié. Toujours, selon les déclarations de Sonia Desrosiers, présente à la cérémonie, le bébé a été décapité, la tête et le cou remis personnellement à Jean Bertrand Aristide pour les suites sacrificielles ». Le reste du bébé sera broyé à l’aide d’un pilon, réduit en purée.

Aristide aristide-je-kale

Selon un autre témoin, « cette purée fut transvasée dans une grande grande cuvette blanche bordée de bougies noires et dans laquelle on avait auparavant versé de l’eau de Floride, des feuilles mélangées et d’autres choses. Ensuite, on a vu la silhouette de Marie-Claude Gauthier, d’Annette Auguste dite Sor Anne et de Wiltan Lherisson disparaître dans la pénombre et se diriger vers une autre salle. »

Mais alors, on se demande : où est la justice de ce pays ? Quoi donc ? Ce bébé, était-ce un poulet dont on peut tordre le cou, un cabri qu’on peut égorger sans sourciller? Ou peut-être du millet (du petit mil) qu’on écrase au pilon (mortier). Le cou de l’enfant, du collier d’agneau ?

Comme on peut s’en apercevoir : c’est le caractère à ce point attentatoire au respect et à la dignité de l’humanité résidant en chaque individu – humanité, ici, chosifiée et bestialisée – « tout homme est un homme » qui vaut à ce genre d’actes d’être qualifiés de crime de lèse-humanité. Quelqu’un pouvant commettre de tels actes est capable de tout, mais de tout.

Nulle parole humaine ne peut vraiment décrire un tel crime, un tel forfait.

Si ces informations s’étaient avérées exactes, ce crime odieux, cet acte inhumain, barbare et dégradant pour l’ensemble de la société haïtienne, devrait-il rester impuni ?

La cérémonie, affirma Sonia Desrosiers, s’était déroulée en présence de plusieurs ténors du régime Lavalas tels : Jean-Marie Cherestal, Yvon Neptune, Jocelerme Privert, , Jean-Claude Jean-Baptiste, l’ancien général Wiltan Lherisson, Liberus, Frantz Desrosiers, Franco Camille et Félix Bien-Aimé et bien sûr Anne Auguste ci-devant So Anne, Marie Antoinette Gauthier. Les principaux officiants au pilon qui écrasaient l’enfant étaient : So Anne, l’ex-général Wiltan Lherisson et Marie Antoinette Gauthier.

Rappellons  que ce Félix Bien-Aimé était un kidnappeur, un violent chef de bande à Martissant qui a massacré au moins 13 personnes particulièrement lors du siège de la population à Fort Mercredi en juin 2001. Après ces tueries,  ce chef de gang avait été recu par M. Aristide au palais national sans qu’il ne soit inquiété et il fut même récompensé.  Car il sera nommé directeur du principal cimetière de Port-au-Prince.

Mais Félix Bien-Aimé, qui entre-temps était devenu maître-chanteur, en septembre 2002, a été arrêté par certains éléments de la police nationale et depuis porté disparu. Sa voiture calcinée a été retrouvée aux abords de Titanyen. Depuis,on n’a jamais plus entendu parler de lui.

Une fois de plus, les témoins disparaissent.

Mais Il reste une question qui nous turlupine : Qu’a fait M.Aristide de la tête et du cou du bébé qu’on lui avait remis ?Aristide aristide-je-kale

Une réflexion sur “DE « LA PURÉE DE BÉBÉS » POUR M. ARISTIDE

  1. Jean-Auguste Michel dit :

    Je ne crois pas aux révélations de cet article. Franchement. Aucun système juridique ne laisserait en liberté Jean-Bertrand Aristide. Cette affaire a quand-même été instruite et classée sans suite. Ce que je sais d’Aristide, c’est qu’il a commis le 27 septembre 1991 une incitation publique à la violence en flagrant délit pour laquelle le peuple a beaucoup payé et qui a été aussi classée sans suite.

    Michel François, responsable de la Caserne appelée Cafétériat est le chef de la juridiction policière dans laquelle se trouve le Palais National, domicile légal du Président de la République. Il a procédé à l’arrestation du présumé délinquant. Aristide devait être démis de ses fonctions de Président, jugé et condamné. Au lieu de ça, sous les conseils de l’Ambasdadeur de France d’alors du nom de Dufour, le Général Raoul Cédras a donné naissance à un incident politique qui a fait l’affaire de Jean-Bertrand Aristide qui était devenu un puissant Président d’Haiti.

    De Washington, Aristide a mis un embargo sur Haiti, qui a profondément marqué et continue encore de marquer les structures de l’économie de la République. Les américains ont assuré son retour au pays. Les gangs se sont érigés partout dans les bidonvilles. Un état plus voyou que jamais s’est établi. L’insécurité avait envahi nos rues. Les citoyens normaux boudaient ce régime odieux qui était accueilli seulement par les opportunistes qui s’enrichissaient ou cherchaient à s’enrichir dans le crime, la drogue, la contrebande et le politicaillerie. Tous les gangs se réclamaient du pouvoir de Jean-Bertrand Aristide.

    Comme tous les autres pouvoirs qui se sont succédés depuis la mort de Dessalines, Le régime Lavalas n’a rien changé en Haiti. On a vécu la même arrogance de chef d’Etat et de fonctionnaires de pays étrangers. Quand les américains ont découvert qu’ils s’étaient fait avoir par Aristide, ils sont venus le prendre en 2005, sans aucune forme d’explication. Aristide a failli perdre l’occasion que lui offrait le régime néo-lavalas de René Préval de rentrer au pays en 2012. Il est maintenant intouchable et couvert par le titre de Président. Des autorités qui ne sont pas différents de lui ne pourront en aucune façon lui poser des questions concernant les malheurs des citoyens durant son régimes.

    Seul la révolution peut engager Haiti sur une autre voie. La République d’Haiti est une incurie. Elle a été instaurée par Alexandre Pétion, un traitre qui a tué Dessalines. Elle doit disparaitre pour permettre à la Révolution initiée par nos Ancêtres d’atteindre leur volonté de nous voir vivre dans d’une Haiti normale.

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