MISE EN ACCUSATION DE MARTELLY, LAMOTHE ET SANON

Affaire Jean Serge Joseph : Feu vert du Sénat à la mise en accusation de Martelly, Lamothe et Sanon

MARTELLY LAMOTHE SANON

Mais, après ce vote historique qui s’est soldé par sept voix pour, neuf abstentions et zéro contre, le plus dur reste à faire pour l’opposition parlementaire qui, pour convaincue qu’elle soit de l’implication du chef de l’Etat, du Premier ministre et du ministre de la justice dans le décès -sur fond de scandale- du juge Jean Serge Joseph, risque de se heurter à la résistance de la Chambre basse où une majorité de deux tiers sera nécessaire pour toute mise en accusation

Le Sénat de la république a approuvé mardi après-midi par sept voix pour, neuf abstentions et zéro contre le rapport de la commission spéciale ayant recommandé la mise en accusation du chef de l’Etat, Michel Martelly, du Premier ministre Laurent Lamothe et du ministre de la justice, Me Jean Renel Sanon, pour leur responsabilité présumée dans la mort suspecte du juge d’instruction Jean Serge Joseph, le 13 juillet dernier.

Une décision historique, qui ouvre la voie à une éventuelle destitution du Président de la république qui, en compagnie de ses principaux collaborateurs, aurait, lors d’une réunion tenue le 11 juillet, soumis à des pressions insupportables le magistrat qui enquêtait sur de graves accusations de corruption portées contre l’épouse et le fils du dirigeant haïtien, Sophia et Olivier Martelly.

Farouche adversaire de l’ancien chanteur de Compas surnommé « Sweet Micky », au pouvoir depuis plus de deux ans, le Sénateur Moïse Jean-Charles, qui a annoncé la nouvelle sur les ondes de Radio Kiskeya, s’est réjoui du vote inattendu de la Chambre haute où le pouvoir compte pourtant des alliés sûrs.

Cependant, il faut mettre un bémol à l’issue politique de cette décision, au-delà de sa haute portée symbolique qui risque d’embarrasser considérablement voire fragiliser le régime de Michel Martelly. Selon la constitution en vigueur, pour que le chef de l’Etat soit jugé par devant la haute Cour de justice, sa mise en accusation doit être prononcée à la majorité des deux tiers par la Chambre des Députés.

Or, dans cette assemblée, les partisans zélés du pouvoir, regroupés au sein de la majorité présidentielle PSP, tiennent la corde au point de menacer de provoquer la dislocation du Parlement en avalisant le départ anticipé, en janvier prochain, d’un deuxième tiers du Sénat. Comptant trente sièges, cette Chambre est déjà amputée, depuis mai 2012, de dix de ses membres. spp/

http://www.radiokiskeya.com/

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