Philippines : scènes de désolation après le passage du typhon Haiyan / Yolanda

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Le bilan d’un des plus violents typhons à avoir touché la terre s’est brusquement aggravé dimanche, les autorités philippines évoquant désormais plus de 10 000 morts et 2 000 disparus, faisant de Haiyan la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l’histoire récente du pays. Deux îles du centre de l’archipel, qui se trouvaient exactement dans la trajectoire de Haiyan quand il a frappé vendredi à l’aube, sont particulièrement affectées : les autorités craignent 10 000 morts sur Leyte. Elmer Sorai, un haut responsable de la police à Tacloban, une des villes les plus touchées, a déclaré à la presse : « Nous avons eu une réunion avec le gouverneur la nuit dernière, et en nous basant sur les estimations du gouvernement, il y a 10 000 victimes (décès). »

C’est le plus puissant mesuré à ce jour parmi les cyclones ayant touché terre depuis qu’on effectue des relevés météorologiques. Jamais encore sur terre, on n’avait jamais enregistré des vents soufflant à plus de 360 km/h. On peut également dire qu’il s’agit de l’un des typhons les plus violents depuis qu’on est en mesure d’estimer la puissance des cyclones en mer, c’est-à-dire depuis les années 1970. Avant cette date, on se contentait de mesurer ceux qui touchaient terre, car on avait du mal à estimer l’intensité des vents en mer.

À Tacloban, une ville côtière de Leyte, Edward Gualberto titube sur des cadavres pour récupérer dans les décombres d’une maison effondrée des boîtes de conserve. Plus loin, une boucherie miraculeusement épargnée par la tempête est attaquée par la foule, devant son propriétaire impuissant. Et un convoi d’aide de la Croix-Rouge a été pillé, à proximité de la ville. Les forces de l’ordre sont presque absentes. Dans un décor de fin du monde, des files d’hommes, de femmes et d’enfants avancent le long des routes, le nez recouvert d’un tissu pour masquer l’odeur pestilentielle des cadavres.

Haiyan, le plus puissant cyclone à avoir touché terre

Le Monde.fr avec AFP |

C’est le plus puissant mesuré à ce jour parmi les cyclones ayant touché terre depuis qu’on effectue des relevés météorologiques. Jamais encore sur terre, on n’avait jamais enregistré des vents soufflant à plus de 360 km/h. On peut également dire qu’il s’agit de l’un des typhons les plus violents depuis qu’on est en mesure d’estimer la puissance des cyclones en mer, c’est-à-dire depuis les années 1970. Avant cette date, on se contentait de mesurer ceux qui touchaient terre, car on avait du mal à estimer l’intensité des vents en mer.

Parmi les cyclones les plus violents connus à ce jour figurent l’ouragan Camille qui avait balayé le golfe du Mexique avec des vents de 305 km/h en 1969 ainsi que le typhon Tip, dans l’océan Pacifique, avec également des vents à 305 km/h.

Sur Samar, 300 personnes sont confirmées mortes à Basey, une petite ville, et 2 000 sont portées disparues dans toute l’île, a indiqué Leo Dacaynos, membre du conseil de gestion des catastrophes, à la radio DZBB. Des dizaines de morts ont également été annoncées dans d’autres villes et provinces ravagées par le typhon, qui s’avançait sur un front de 600 kilomètres. De nombreuses localités restaient coupées du monde alors que les autorités semblaient dépassées par l’ampleur de la catastrophe et le nombre de survivants à secourir.

Le phénomène s’est-il aggravé ces dernières années ?

Il n’y a pas plus de cyclones, mais ils semblent être plus forts, même si cela reste à confirmer. Une des explications possibles pourrait résider dans le réchauffement climatique, mais le groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) est resté très prudent sur cette question.

Les cyclones puisent, en effet, leur énergie dans la température de la surface de la mer et on a observé une hausse de la température des 75 premiers mètres de 0,3 °C au cours des trente dernières années. L’évaporation des eaux de surface est le carburant de la formation du cyclone et, lorsqu’il n’y a plus d’alimentation, le phénomène cesse. C’est ce qui explique que le cyclone faiblit dès qu’il touche terre.

Le réchauffement des eaux de mer est pourtant loin d’être uniforme et certaines mers se réchauffent plus vite que d’autres, ce qui peut favoriser des cyclones plus intenses par endroits. Au-delà du changement climatique, il existe également une variabilité annuelle des cyclones : cette année par exemple il n’y a pratiquement pas eu d’ouragans dans l’Atlantique.

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