Haïti : le carnaval n’était pas du goût des sinistrés de l’ouragan Matthew

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Le Parisien.fr

Les dépenses réalisées pour l’organisation du carnaval national dans la ville des Cayes exaspèrent les familles frappées il y a cinq mois par l’ouragan Matthew et qui vivent encore dans des conditions inhumaines.

Assis dans les ruines d’une maison située en bord de falaise, Starjuin Régent confectionne des nasses en bambou. À défaut de pouvoir reprendre la pêche, il essaie de survivre en vendant ce petit matériel.

« J’ai perdu mon bateau, ma maison a été détruite. Je me démène seul pour me rétablir mais c’est dur: ma fille vient d’être renvoyée de l’école car je n’avais pas payé », raconte l’homme de 35 ans au regard fatigué.

Starjuin n’a reçu aucune aide pour relancer son activité ou entamer la reconstruction de son petit logement, dont il ne reste que la dalle et deux poteaux. Lui et sa famille ont été accueillis par leur voisin à qui une ONG étrangère a donné une bâche de plastique pour remplacer son toit effondré.

« Beaucoup de blablabla »

« L’action publique pour aider les citoyens, on n’a jamais vu ça: c’est seulement la bamboche et beaucoup de blablas à la radio », dénonce Starjuin avec colère.
Car à une trentaine de kilomètres, l’heure est à la fête: la ville des Cayes accueille cette année le carnaval national, sur décision du nouveau président Jovenel Moïse.

Alors qu’il n’avait pas encore prêté serment, M. Moïse avait annoncé que les festivités, traditionnellement organisées dans la capitale Port-au-Prince, auraient lieu cette année dans la troisième ville du pays.

« Le président Jovenel Moïse a estimé que nous avions un devoir de solidarité vis-à-vis des Cayens mais aussi des populations du grand Sud », avait indiqué Lucien Jura, alors porte-parole de l’équipe de transition du président.

A l’heure de l’ouverture des trois jours gras, le discours des autorités se fait plus réservé quant aux retombées positives sur l’économie de la région.

« Le carnaval n’amène rien directement aux sinistrés mais, au niveau global, il est évident qu’il y a beaucoup d’activités commerciales: les petites marchandes ont plus d’occasions de faire de l’argent » explique Gabriel Fortuné, le maire des Cayes.
Des stands décorés alors que la peinture est à peine séchée, des hôtels qui affichent complets, et des musiciens qui défilent chaque nuit en drainant des petits groupes de fêtards: l’effervescence est réelle dans la ville côtière.

« On pourrait facilement avoir un million de personnes à participer au carnaval venant principalement des Cayes mais aussi de la diaspora et de Port-au-Prince », espère Carel Pedre, le porte-parole du comité d’organisation.

En pleine crise économique, avec une dette nationale dépassant les 2,2 milliards de dollars américains, la facture pour les trois jours de fêtes aux Cayes s’élève à plus de 3,6 millions de dollars.
« Le budget global s’élève à 240 millions de gourdes dans lesquels la part de l’Etat est de 50 millions », a confirmé M. Pedre.

– « On gaspille l’argent » –

 

Les familles sinistrées qui n’ont pas un toit pour se protéger des pluies digèrent mal cette allocation de fonds publics, d’autant que les retombées économiques sont loin de s’être concrétisées.

« Je n’ai pas trouvé un petit job avec le carnaval: les gens qui construisent les stands viennent de Port-au-Prince alors ils n’ont pas besoin de nous », se désole Cadet Préneau, dont la maison à 20 kilomètres des Cayes a été emportée par la mer lors du passage de l’ouragan.

« On aurait dû annuler ce carnaval: on gaspille l’argent, y’a rien de sérieux car le pays est détruit, pas seulement ici à cause de Matthew mais partout », dit-il.
Première décision de Jovenel Moïse comme président, ce carnaval signe le retour à la musique de l’ancien chef d’Etat Michel Martelly. Ce dernier fait partie, sous son nom de scène Sweet Micky, de la vingtaine de formations musicales sélectionnées par le comité, ainsi que le groupe de ses fils.

Lucknor Nestin enrage devant ce qu’il considère être une politisation du carnaval, dont le thème « Ensemble pour que le Grand sud se relève » l’énerve encore davantage.

« C’est seulement pour Martelly et Jovenel, pour le secteur bourgeois mais pas pour les malheureux », peste ce jeune habitant de Port-Salut, à 30 kilomètres des Cayes.
« On se résigne à ne pas être des Haïtiens: vu les conditions dans lesquelles on est, c’est clair qu’on vit comme des animaux, pas comme des hommes », soupire Lucknor en retournant dans son abri en tôles usagées récupérées après l’ouragan.

Avec AFP

Source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/haiti-le-carnaval-ouragan-matthew

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DÉCÈS DE L’ANCIEN PRÉSIDENT RENÉ PRÉVAL

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L’ancien président de la République, René Préval, est décédé ce vendredi 3 mars 2017, à 74 ans, suite à un arrêt cardiaque.

 

 

La dernière apparition publique de M. Préval remonte à la cérémonie d’investiture de Jovenel Moise, le 7 février dernier.

René Préval a été élu à deux reprises président de la République (1996-2001) et (2006-2011). Il demeure le seul chef d’État haïtien à avoir bouclé deux mandats depuis la chute de Jean-Claude Duvalier en 1986.

Source : http://lenouvelliste.com

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Réactions du Président Jovenel Moise sur son compte Twitter

« J’ai appris avec émoi le décès de l’ancien Président René Préval. Je me prosterne devant la dépouille de ce digne fils d’Haïti. »

— moisejovenel (@Jovenel Moïse)


BIOGRAPHIE

Agronome de formation, Préval fut un très proche ami de Jean-Bertrand Aristide dont il se séparera après l’assassinat du journaliste Jean Dominique, son ami, et l’attentat perpétré contre sa sœur Marie Claude Préval.

René Préval commence  à  étudier la gestion et l’agronomie en Belgique, à Gembloux puis à l’Université de Louvain et étudie également la biologie à l’Université de Pise à Pise en Italie1.

Son père, Claude Préval, également agronome, avait été sous-secrétaire d’État de l’Agriculture dans le gouvernement du général Paul Magloire, le prédécesseur de Duvalier. Devant quitter Haïti, son passé politique en faisant un opposant potentiel au nouveau régime, son père travailla pour des agences onusiennes en Afrique.

Après avoir passé cinq années à Brooklyn à New York, où il travaille occasionnellement comme serveur dans un restaurant, René Préval retourne en Haïti et obtient un poste à l’Institut national des ressources minérales. Il s’implique dans les travaux sur l’agriculture de la société haïtienne. Après quelques années, il ouvre une boulangerie à Port-au-Prince avec quelques associés. Tout en gérant sa société, il continue d’être actif dans des cercles politiques et dans les actions caritatives, comme la fourniture de pain pour l’orphelinat du père salésien Jean-Bertrand Aristide, dont il deviendra très proche.

Après l’élection d’Aristide comme président d’Haïti en 1990, Préval devient son Premier ministre du 13 février au 11 octobre 1991, partant en exil à la suite du coup d’État militaire du 30 septembre.

Présidence

René Préval succède à la présidence à Jean-Bertrand Aristide le 7 février 1996 pour un mandat qui s’achève le 7 février 2001; Jean-Bertrand Aristide lui succède.

Le 7 février 2006, René Préval est à nouveau candidat à l’élection présidentielle pour un second mandat, qu’il remporte dès le premier tour avec 51,15 %. Proclamé vainqueur de l’élection présidentielle le 16 février après un accord entre le gouvernement intérimaire et la commission électorale, il est investi le 14 mai 2006 sous l’étiquette du parti Alliance démocratique ou Alyans en créole haïtien regroupant les mouvements politiques suivants l’ESKANP, le Pati Louvri Baryè (PLB), le Comité de Résistance de la Grande Anse, le Mouvement Paysans du Plateau Central et le Mouvement Counbite du Sud-Est.

Le 11 décembre, tout juste quelques mois après avoir retrouvé son poste, il est de retour de Cuba où il a passé quatre jours pour y subir des examens médicaux. Ces derniers ont révélé des symptômes d’un cancer de la prostate. Ces tests ne permettent pas de diagnostiquer formellement la maladie, et il doit pour cela retourner à La Havane, le 26 décembre pour y passer d’autres examens et subir un traitement. Le traitement ayant été un succès, René Préval est resté à son poste.

Le 12 janvier 2010 au soir, la ville de Port-au-Prince est frappée par un violent tremblement de terre qui détruit le Palais national, la résidence du président de la République. Après le séisme, qui a détruit la capitale et causé, selon lui, la mort de 300 000 personnes, l’ambassadeur d’Haïti aux États-Unis, annonce que le président et son épouse étaient sortis indemnes et qu’ils avaient été transférés vers un lieu sûr de l’île.

Vie personnelle

René Préval s’est marié en décembre 2009 avec Élisabeth Débrosse, l’une de ses conseillers économiques et veuve de Leslie Delatour, ancien gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH). Il avait été auparavant marié à Guerda Benoit puis à Solange Lafontant, dont il avait divorcé tour à tour.

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Pr%C3%A9val

En Haïti, deux mois après l’ouragan Matthew, les estomacs sont vides

par Patricia JOLLY

Dans la nuit du 3 au 4 octobre, l’ouragan Matthew dévastait le sud de l’île, faisant près de 600 morts. Les trombes d’eau salée ont réduit à néant près de 90 % des terres cultivables ; 1,4 million de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire

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HAITI – Des gens font la queue pour recevoir de la nourriture

C’est un fétu de peau et d’os emmailloté de jaune. Sur sa minuscule poitrine haletante, une infirmière du service pédiatrique de l’hôpital départemental de Jérémie, en Haïti, promène un stéthoscope. Mylove Jean n’avait que 2 mois quand l’ouragan Matthew a dévasté les départements du sud de l’île dans la nuit du 3 au 4 octobre, faisant près de 600 morts.

La petite a survécu jusqu’ici, mais, depuis la tempête, tout va de mal en pis pour elle et les siens. Son père est mort du choléra trois semaines après le passage du cyclone tropical et, comme la moitié de la quinzaine de tout jeunes patients alités autour d’elle, elle souffre de malnutrition aiguë. Sa mère, Micheline Baptiste, l’a amenée il y a huit jours, à moto-taxi, depuis la commune de Marfranc. Une heure trente de pistes défoncées moyennant 225 gourdes (3,20 euros) – le double du tarif habituel – que des voisins lui ont avancées…

Matthew semble avoir stoppé net la croissance de Mylove Jean. Avec le département du Sud, celui de Grande-Anse où se trouve l’hôpital était considéré comme le grenier alimentaire du pays, mais les trombes d’eau salée charriées par l’ouragan ont réduit à néant près de 90 % des terres cultivables, selon les Nations unies (ONU), tout comme la récolte qui devait avoir lieu ces jours-ci et les réserves de fruits et légumes.

Les pertes dans le secteur agricole sont estimées à 580 millions de dollars (550 millions d’euros) ; 1,4 million de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire.

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Du pain sec pour des estomacs vides

Durant la semaine qui a suivi Matthew, la population a glané ce qui était tombé des arbres et s’est nourrie du bétail mort. Depuis, elle est au régime sec. Oranges, pamplemousses, ignames, bananes, malangas… Tout est importé de Port-au-Prince et les prix ont quadruplé.

Par ailleurs, faute d’une coordination efficace entre les ONG et la Direction de la protection civile haïtienne, supposée piloter les opérations, la plupart des distributions alimentaires sont restées circonscrites aux environs de Jérémie alors que le département compte onze autres communes.

Les 460 000 habitants de Grande-Anse ne pourront pas compter non plus sur la récolte du printemps 2017 : la plupart des terrains sont envahis de gigantesques arbres déracinés, et les semences distribuées par les ONG finissent souvent dans les estomacs las d’être vides.

Micheline Baptiste tente de continuer à allaiter sa fille, mais le bébé ne tète que son angoisse. La mère ignore sa propre date de naissance. Elle sait seulement que Mylove Jean est la dernière de dix enfants qu’elle ne peut plus nourrir. Elle tente vainement d’administrer un remède à la petite qui se débat. Excédée et contrite, Micheline Baptiste balbutie qu’il est « difficile » de veiller cette enfant malade.

70 % des maisons détruites

Après la mort de son mari, ses beaux-parents ont recueilli cinq de ses autres enfants – « ceux qui sont en bonne santé et qui peuvent travailler », précise-t-elle. L’ouragan a emporté sa maison, comme 70 % des logis du département. Les ruines en ont été pillées. Les vêtements que sa fille et elle portent leur ont été donnés.

Micheline Baptiste passe les nuits par terre à même le carrelage de l’hôpital, près du lit de sa fille. Elle y a découvert que, jusque dans l’infortune, il existe une hiérarchie. Les autres parents à peine mieux lotis qu’elle et le personnel médical la prennent de haut parce qu’elle n’a pas de drap pour le lit de Mylove Jean.

L’hôpital n’en dispose pas et ne fournit ni repas ni médicaments. Malgré les circonstances, l’Etat n’a pas décrété la gratuité des soins qui demeurent à la charge de ces familles indigentes. Il s’en remet au travail des ONG qui viennent en appui de la Direction de la protection civile haïtienne, débordée.

Ainsi, depuis début novembre, six équipes médicales mobiles, recrutées localement par Médecins du monde France, sillonnent le département six jours sur sept pour dispenser des soins de base. A Julie, section de la commune de Chambellan, dans la vallée de la rivière de la Grande-Anse, une centaine de patients sont venus de hameaux situés en amont pour la consultation. L’avant-veille, un « crieur » armé d’un mégaphone les a avertis. Une église protestante en construction fait office de salle d’attente.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Grande-Anse trois semaines après le passage de Matthew ont fait la part belle au paludisme. Hommes, femmes, enfants tendent tour à tour leur index à une infirmière qui prélève une goutte de sang pour un dépistage. Rien à signaler aujourd’hui.

Dépistage nutritionnel

Le docteur Felix Anderson, médecin généraliste, examine les adultes dans une maisonnette adjacente délabrée. Au sous-sol, dans l’appartement du pasteur, l’infirmière Guirlande Guerrier assure la consultation pédiatrique : 37 enfants au total. Toutes les données médicales sont répertoriées sur des fiches conservées par l’équipe qui reviendra dans quinze jours, et une infirmière distribue à chacun son traitement gratuit dans de petits sachets.

Les enfants de moins de 5 ans font systématiquement l’objet d’un dépistage nutritionnel. Mesure du périmètre brachial, examen du rapport poids-taille, vérification de la présence d’œdèmes sur les membres, le ventre ou le visage… Les soignants traquent les cas de malnutrition modérée. Rien de suspect ici, on remballe donc les sachets d’une pâte d’arachide efficace pour enrayer la pathologie.

La promiscuité qu’a imposée l’ouragan, confinant la population dans des abris collectifs de fortune, a fait son lot de dégâts. Diarrhées aiguës, leptospirose qui provoque de l’insuffisance rénale, parasitoses intestinales, gale, teignes, infections gynécologiques ou urinaires, recrudescence de cas d’hypertension artérielle due au stress…

« Au tout début, on avait une cinquantaine de patients mais les gens sont si affaiblis et inquiets que leur nombre a presque triplé en cinq semaines, constate Andréa Marcellus, une des infirmières. On n’arrive pas à les voir tous. »

Dans ces circonstances, le choléra – introduit en Haïti en octobre 2010 par des casques bleus ­népalais de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti – est un adversaire encore plus redoutable. Avant l’ouragan, on estimait que la maladie avait tué près de 10 000 Haïtiens et qu’elle en avait infecté près de 800 000. Les conditions sanitaires dans lesquelles Matthew a laissé les départements du sud de l’île ont provoqué de nouvelles flambées.

Sept cliniques mobiles

A la hâte, entre le 8 et le 16 novembre, 800 000 personnes ont été vaccinées. Une campagne pilotée par l’Organisation mondiale de la santé avec le ministère haïtien de la santé qui fait débat. Un groupe de médecins haïtiens et d’experts internationaux craint en effet que cette mesure qu’ils estiment plus médiatique qu’efficace n’incite la population à se croire protégée à vie, et qu’elle néglige les règles élémentaires d’hygiène.

Par ailleurs, les personnes vaccinées n’ont reçu qu’une dose simple ce qui – selon les études – ne prémunit qu’à 40 % sur une période de six mois. Le vaccin est également inefficace sur les enfants de moins de 5 ans.

Pour circonscrire l’épidémie, Médecins du monde a donc redoublé d’efforts en déployant sept cliniques mobiles. A bord de chaque véhicule tout-terrain, trois infirmières, une animatrice et un chauffeur. Les équipes accèdent à pied, parfois au prix de plusieurs heures de marche, dans les hameaux les plus reculés et plantent leurs tentes pour soigner sur place les patients intransportables.

Au-delà des soins, il faut sensibiliser sans relâche la population et assurer la décontamination des lieux envahis par la bactérie. Ce jour-là, à Fond-Bayard, sur la commune des Roseaux, six patients, dont trois sexagénaires et deux enfants de 4 et 5 ans, ont dû être admis au centre de traitement du choléra (CTC) de l’hôpital de Jérémie.

La faute à la source Nanfigue, voisine, qui alimentait pourtant le hameau depuis des décennies. L’autre point d’eau le plus proche se trouve à deux heures de marche et plusieurs centaines de mètres de dénivelé aller-retour. Par 30 degrés, c’est bien trop loin.

Juliette Pétion, l’animatrice-décontaminatrice, rappelle les mesures d’hygiène à respecter pour se garder du choléra : se laver les mains, boire de l’eau bouillie ou traitée aux tablettes purifiantes et la conserver sous un couvercle, considérer l’eau de Javel comme un produit de première nécessité…

En bottes et tablier en caoutchouc, masque sur le visage, cette Haïtienne au verbe truculent pulvérise une solution chlorée de décontamination sur la simple chape de béton ou la terre battue qui sert de sol à leurs minuscules logis souvent dépourvus de mobilier. « Ou on vous traite vite, ou vous mourrez vite », dit-elle aux habitants. Selon la technique du « cordon sanitaire », les maisons voisines les plus proches sont elles aussi traitées. « Les effets durent une semaine, dit Adeline Marcellus, une des infirmières. Mais sans l’hygiène de base, la décontamination est inutile. »

Après la tournée, l’équipe repasse par le CTC de Jérémie pour rassurer les malades de Fond-Bayard ; leur dire que leur maison a été traitée et que leurs proches ont reçu un traitement antibiotique. L’infatigable Juliette Pétion improvise un nouveau numéro de sensibilisation pour les visiteurs des patients. « Vous faire ce qu’on vous dit, sinon zippés », conclut-elle dans un rire, feignant de remonter la fermeture d’un sac mortuaire imaginaire. Dissimulé par un muret, le cimetière aux couleurs vives se trouve à 30 mètres en contrebas, juste avant la mer.

Patricia JOLLY

Source : http://www.lemonde.fr/

3 DÉCEMBRE 2001–3 DÉCEMBRE 2016 : 15 ANS DÉJÀ DEPUIS LE LÂCHE ASSASSINAT DU JOURNALISTE BRIGNOL LINDOR !

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par Roseline LINDOR

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Le 3 décembre 2001, mon frère Brignol Lindor, journaliste à Radio Echo2000 de Petit-Goâve, a lâchement été assassiné par « une bande de tueurs liée aux autorités politiques locales du mouvement « Lavalas » (l’Avalanche) du président Jean-Bertrand Aristide », comme le mentionne Yves Saint-Gérard dans « Haïti : 1804-2004 Entre mythes et réalités » (Le Félin, 2004, p. 201).

« Cette agression, particulièrement horrible, a coûté la vie à un jeune homme brillant, compétent, cultivé, indépendant des coteries rivales, attaché à sa ville natale. Beaucoup considéraient Brignol Lindor, 31 ans, comme ‘‘l’avenir’’ de cette commune déshéritée », ajoute-t-il.

Depuis 2001, ce n’est donc pas seulement la ville de Petit-Goâve qui est endeuillée mais toute la nation haïtienne.

Plus que jamais, notre famille pleure la disparition de Brignol et continue de réclamer justice. Les acteurs de cet acte barbare doivent payer pour leur forfait ! Bien que toujours meurtris, nous sommes totalement déterminés à faire triompher la justice !

Nous n’avons rien oublié ! C’est comme si c’était hier lorsqu’un ami de la famille est venu nous annoncer la triste nouvelle sans trop vouloir nous en dire plus, de peur de nous accabler. Nous nous rendîmes au commissariat de police, mais aucun policier n’a voulu faire le déplacement pour accompagner la famille sur les lieux du drame.

Ce jour-là, de par leur attitude, les policiers ont fait incontestablement preuve de non-assistance à personne en danger, violant ainsi la devise de la police nationale telle que prescrite par la Constitution haïtienne, à savoir « protéger et servir ». En fait, en échangeant avec les policiers, nous avons tout de suite compris qu’ils avaient reçu l’ordre de ne pas intervenir

L’assassinat de mon frère a été minutieusement planifié au plus haut niveau du pouvoir en place. Il était devenu l’ennemi numéro un au niveau local, l’homme à abattre. Plusieurs réunions ont été tenues, suivies d’une déclaration de Dumé Bony, l’adjoint au maire, lors d’une conférence de presse organisée par les autorités de la ville.

Faut-il rappeler les faits ! Parmi les dix personnes inculpées lors d’un procès en 2007, seules deux d’entre elles ont été condamnées à perpétuité. Les autres, jamais arrêtées depuis, ont été condamnées par contumace. A vrai dire, la justice a totalement failli !

Ainsi que le souligne Yves Saint-Gérard, « l’instruction [a épargné] les instigateurs présumés du crime, à savoir les membres du conseil municipal et les chefs des administrations locales en place à l’époque. La plupart d’entre eux [ont continué] d’exercer leurs fonctions à Petit-Goâve.

Ils avaient nommément désigné la victime comme un ‘‘terroriste’’ et appelé à lui appliquer la formule ‘‘tolérance zéro’’ énoncée quelques mois plus tôt par le chef de l’État de l’époque [M. Jean-Bertrand Aristide…C’est cette même formule qui a été invoquée par les exécutants du journaliste au moment du meurtre et dans des aveux livrés à une association de défense de la liberté de la presse, deux jours seulement après leur forfait ».

Qu’est-ce qui a été fait depuis ? Rien ! Le fameux prêtre a changé de commune. Aucun des policiers présents lors de notre passage au commissariat n’a été inquiété. Et l’on a assisté à une parodie de justice après que le pouvoir « Lavalas » eut prétexté arrêter une personne du groupe « dòmi nan bwa ».

Alors, à quand une véritable justice pour la famille, la ville de Petit-Goâve et, plus largement, le pays tout entier suite à cet acte abject qui reste à jamais gravé dans la mémoire collective ?

Quand est-ce qu’on va mettre fin, une fois pour toutes, à cette culture mortifère de l’impunité qui ronge tant la société haïtienne depuis des lustres ?

Nou pa bliye Brignol ! E nou p ap janm bliye l ! Li lè li tan pou lajistis blayi nan peyi a!

Roseline et Famille LINDOR

 

Funérailles émouvantes du journaliste Brignol Lindor

La ville de Petit-Goâve a rendu un dernier et vibrant hommage, le mardi 11 décembre, à Brignol Lindor. Le directeur de la Salle des Nouvelles de Radio Écho 2000 a été tué à coup de machette, le lundi 3 décembre dernier, par des membres d’une Organisation Populaire (OP) proche de Lavalas dénommée “ Domi nan bwa”. A l’occasion des funérailles du journaliste, la famille de la victime a une fois de plus réclamé justice.

Sous un soleil de plomb et dans la confusion la plus totale, le journaliste Brignol Lindor a été conduit à sa dernière demeure. Malgré le vacarme provoqué par les cris de la foule nombreuse des parents , sympathisants , amis et confrères du journaliste , le père Hans Alexandre a su mener la cérémonie à terme . Le prélat, cousin du défunt, n’a pas pu contenir ses larmes face à l’assassinat de Brignol Lindor avec qui, indique-t-il , il a eu de bons souvenirs d’enfance. Dans son homélie, le père Alexandre a condamné le crime crapuleux du 3 décembre mais a exhorté les fidèles à s’abstenir de toute vengeance. Il a prôné la justice, le respect de la vie humaine, la non-violence et a dénoncé le laxisme des autorités locales. Pour le père Alexandre, Brignol Lindor fut un pacifiste, il est un martyr de la vérité dont le sang doit servir à réconcilier chaque haïtien .

À l’intérieur de l’église, la foule ne cessait de scander des slogans hostiles au pouvoir Lavalas particulièrement au président Jean Bertrand Aristide. Le nouveau curé de la paroisse de Petit-Goâve, le père Edwige Carré, présent à la cérémonie et accusé par l’Opposition d’avoir participé à la réunion de planification de l’assassinat de Brignol Lindor n’était pas non plus exempt d’injures. Face à cette vague de protestations anti-Lavalas, les organisateurs de la cérémonie ont dû écourter le programme funéraire dont une partie était dédiée aux Associations de Journalistes et à l’Association Nationale des Médias Haïtiens ( ANMH) .

Des dizaines de journalistes étaient venus de différentes villes du pays pour rendre un dernier hommage au directeur de nouvelles de Radio Écho 2000 de Petit-Goâve à l’occasion de ses obsèques déroulées en présence de militants de droits humains , de représentants du pouvoir et de l’Opposition. La corporation continue de réclamer justice pour le jeune confrère de 32 ans et interpelle la conscience des auteurs de cet acte odieux.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=3698

POUR LES RUSSES, LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE A DÉJÀ COMMENCÉ…

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« Nous abattrons » les avions américains: la 3e Guerre mondiale a déjà commencé… à la télévision russe

Sur la première chaîne d’État, c’est le présentateur de l’émission phare du dimanche soir qui annonce que les batteries antiaériennes russes en Syrie vont « abattre » les avions américains. Sur la chaîne d’informations en continu Rossia 24, c’est un reportage sur la préparation des abris antinucléaires à Moscou. A Saint-Pétersbourg, le site d’informations Fontanka croit savoir que le gouverneur veut rationner le pain pour une future guerre malgré les explications des autorités qui affirment vouloir simplement stabiliser le prix de la farine.

Et à la radio, on discute des exercices de « défense civile » mobilisant, selon le ministère des Situations d’urgence, 40 millions de Russes pendant une semaine. Au programme: évacuations d’immeubles et exercices d’incendie. Pour celui qui aurait éteint son téléviseur pour se promener dans les rues de Moscou, il est fort possible de tomber sur un des immenses graffitis « patriotiques » des artistes pro-Poutine de l’organisation « Set » qui tapissent désormais les immeubles comme cet ours, symbole de la Russie, distribuant des gilets pare-balles à des colombes de la paix.

La rupture des négociations entre Washington et Moscou

Sur le terrain, l’armée russe a continué la semaine à faire cavalier seul en déployant sur sa base navale, dans le port syrien de Tartous, des batteries antiaériennes S-300 aptes à détruire des avions de chasse, mais aussi en envoyant des corvettes équipées de missiles pouvant, en théorie, couler des navires de guerre. Autrement dit, une démonstration de force visant, non pas les jihadistes ou les rebelles syriens, mais bien la Marine et les avions américains.

La cause d’une telle fièvre, de cet emballement pour l’imminence d’une « Troisième guerre mondiale »? La rupture le 3 octobre des négociations entre Washington et Moscou sur le conflit syrien après l’échec d’un cessez-le-feu que les deux puissances avaient âprement négocié à Genève en septembre. Dans la foulée, les bombes russes et syriennes ont transformé Alep en « enfer sur Terre » selon l’ONU et suscité les critiques des Occidentaux.

« Nous abattrons » les avions américains

A Moscou, où les journalistes russes et occidentaux se lèvent et se couchent en recevant les communiqués du ministère russe de la Défense, le climat de confrontation est relayé, amplifié par les médias. Le porte-parole de l’armée russe, le général Igor Konachenkov, adresse ses mises en garde à la Maison Blanche, au Pentagone, au Département d’État.

« Je rappelle aux stratèges américains que les missiles antiaériens S-300 et S-400 qui assurent la couverture aérienne des bases russes de Hmeimim et de Tartous ont un rayon d’action qui pourraient bien surprendre n’importe quel aéronef non identifié« , a-t-il dit le 6 octobre en une menace à peine voilée contre les États-Unis.

Sur l’antenne de la chaîne d’Etat Rossia 1, le présentateur Dmitri Kissilev, également patron de l’agence de presse Ria Novosti, résume la pensée du général Igor Konachenkov pour « les simples gens comme vous et moi »: « nous abattrons » les avions américains. Puis il dévoile le « plan B » des Etats-Unis en Syrie. « Le plan B, c’est en gros que les Etats-Unis vont avoir un recours direct à la force contre les forces syriennes du président Bachar al-Assad et contre l’aviation russe« , dit-il.

« La Russie actuelle est plus que prête »

« Est-ce qu’il faut craindre des provocations? C’est comme cela que les Etats-Unis ont engagé la guerre au Vietnam« , conclut M. Kissilev avant de mettre en garde les Occidentaux: les missiles déployés à Kaliningrad, l’enclave russe proche de la Pologne pourraient emporter des têtes nucléaires. « La Russie actuelle est plus que prête, mais avant tout psychologiquement, à la nouvelle spirale de confrontation avec l’Ouest« , résume Gueorgui Bovt dans une tribune sur le site d’informations Gazeta.ru.

« Si la bagarre ne peut pas être évitée, frapper le premier »

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Le politologue envisage deux scénarios, compte tenu par ailleurs des difficultés économiques de la Russie. Le premier, optimiste, où les deux puissances vont « se mettre d’accord sur de nouvelles conditions de coexistence, en gros un Yalta-2 », référence au partage des aires d’influence entre les Etats-Unis et l’Union soviétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Et le scénario catastrophe: la Russie va réagir selon une loi de la rue bien connue: « si la bagarre ne peut pas être évitée, frapper le premier ».

Le monde flirte « dangereusement avec la zone rouge »

Dans une interview à Ria Novosti, le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et initiateur il y a 30 ans à Reykjavik avec le président américain Ronald Reagan du début de la fin de la Guerre froide, prévenait récemment: le monde flirte « dangereusement avec la zone rouge ». Et mercredi, premier signe de détente après des jours d’invectives verbales, Moscou annonçait une réunion internationale sur la Syrie samedi à Lausanne qui a déjà des allures pour le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov de rencontre de la dernière chance.

Source : AFP

Cyclone Matthew : Lettre du Secrétaire Général de l’OEA au Président d’Haïti Jocelerme Privert

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« IL EST URGENT DE DONNER LA PRIORITÉ À LA CONTINUITÉ DU PROCESSUS ÉLECTORAL »

11 octobre 2016

La lettre originale du Secrétaire Général Almagro est disponible ici.

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de vous exprimer par la présente mes sentiments les plus sincères de solidarité avec votre peuple et votre pays.

Permettez-moi de vous exprimer nos condoléances et notre solidarité avec les victimes et nos profondes sympathies pour les souffrances que connaissent les Haïtiens suite au passage de l’ouragan Matthew.

Je vous réitère que l’Organisation des États Américains est prête à coopérer avec le peuple et le Gouvernement haïtien face aux enjeux humanitaires, économiques, politiques et sociaux qui viennent mettre la République d’Haïti à l’épreuve..

Aujourd’hui, nous devons redoubler d’efforts. La crise humanitaire à laquelle fait face à nouveau Haïti doit trouver les citoyens et le Gouvernement animés de la même force morale avec laquelle votre peuple a pu lancer la première révolution dans le monde qui a consacré l’égalité de tous les hommes.

Dans des moments comme ceux-ci qui malheureusement se sont répétés dans l’histoire de votre pays, nous reconnaissons la nécessité pour le Gouvernement haïtien d’orienter tous ses efforts vers la compensation des victimes et de leurs familles, à la relance et la reconstruction des peuplements et des zones affectées.

De surcroît, nous faisons nôtre votre demande d’appui adressée à la communauté internationale face à cette situation qui, en raison des conditions de vulnérabilité extrême, requiert une réponse immédiate et résolue de la part de tous les acteurs et à tous les échelons de la vie haïtienne.

Par erreur, omission et manque de réponse par le passé, nous devons tous assumer une part de responsabilité pour les déficiences et les difficultés que connait aujourd’hui le peuple haïtien.

C’est pourquoi il est impératif qu’à la lumière de la responsabilité qui revient à tous au sein de la communauté internationale, nous nous mettons immédiatement à votre disposition nos meilleures capacités de coopération. En premier lieu, en matière de santé publique, pour la prévention et la lutte contre les épidémies comme celle de choléra, facteur qui nous fait durement ressentir la responsabilité qui incombe à la communauté internationale dans les malheurs qui accablent votre peuple. Il n’y a rien de plus urgent que protéger le droit à la vie et à la santé des Haïtiens, plus spécialement dans les moments de grande vulnérabilité.

L’OEA apprécie l’aide généreuse déjà accordée à Haïti, ainsi que la riposte rapide de quelques pays et organisations internationales qui sont arrivés dans le pays.

Sans préjudice de ce qui précède, pour que l’aide puisse s’avérer réellement utile pour la reconstruction des infrastructures et le renforcement des capacités, il est urgent de donner la priorité à la continuité du processus électoral en tant que moteur essentiel du changement et de la démocratisation en Haïti.

Nous appuyons en ce sens l’engagement envers la démocratie et la démocratisation que vous avez démontré lors de l’élaboration du calendrier électoral.

L’aide internationale doit être au service de la démocratisation ; elle doit être canalisée à travers des mécanismes et institutions politiques capables de garantir l’accès aux droits dans des conditions d’égalité pour tous les Haïtiens.

La solidarité internationale doit contribuer à épauler la lutte contre la corruption également, et non pas à l’exacerber. La solidarité doit être consolidée par plus de justice, par l’accès aux droits et à l’équité et elle doit être axée sur des filières institutionnelles démocratiques.

Comme l’a dit l’organisation Transparence internationale, “la corruption dans l’aide humanitaire est la pus condamnable de toutes les formes de corruption, étant donné qu’elle prive les secteurs démunis les plus vulnérables – les victimes de catastrophes naturelles et les conflits civils – de ressources essentielles et nécessaires à leur survie ».

Ce n’est que par le renforcement de la démocratie et la croissance des institutions haïtiennes que l’on pourra parvenir à créer de vraies garanties d’accès aux droits qu’exige le peuple.

Un système politique garant des droits de la personne qui permette l’édification d’une société résiliente ne peut être conçue que sur la base d’une démocratie institutionnelle issue du légitime exercice de la souveraineté populaire au moyen d’élections libres et justes.

C’est pourquoi l’OEA a été présente par le truchement de sa Mission d’observation des élections en Haïti, parce qu’elle remplit le rôle de garant de la démocratie dans le Continent américain, comme le prescrivent sa Charte fondamentale et la Charte démocratique interaméricaine.

C’est dans cette perspective que s’est prononcé le Chef de la Mission d’observation, l’Ambassadeur Juan Raul Ferreira, lorsqu’il a reconnu la décision du Conseil électoral provisoire de reporter les élections en raison de la situation critique que vit le pays après le passage de l’ouragan Matthew; mais il a réitéré son engagement envers la continuité électorale et le processus démocratique haïtien. .

Monsieur le Président, l’OEA assume sa responsabilité partagée et renouvelle son appui au peuple et au Gouvernement de votre pays ainsi qu’à la poursuite des travaux dans le cadre d’un processus électoral qui, à la lumière de la volonté du peuple exprimée par les urnes, pourra légitimer la démocratie institutionnelle garantissant l’accès aux droits de tous les Haïtiens.

Je saisis cette occasion pour vous renouveler, Monsieur le Président, les assurances de ma très haute considération.

Référence : F-108/16

Source : http://www.oas.org/fr/centre_media

LA TERRE SOUS PRESSION

Très bon documentaire où la terre est présentée comme un super-système très complexe grâce aux nombreux satellites et missions spatiales

(Regardez  en  mode plein écran)

La technologie actuelle nous permet, grâce aux nombreux satellites et missions spatiales, de voir la Terre d’une façon différente et plus précise.

Les courants marins contenant nutriments ou planctons, les vents de sable, les nuages de vapeur ou de volcan, les radiations électromagnétiques sont visibles grâce à ces millions d’informations collectées dans l’espace.

Les images satellites permettent de regarder respirer l’immense forêt amazonienne, écosystème unique dont les scientifiques commencent à peine à comprendre le fonctionnement.

Grâce à elles également, un ouragan observé de l’intérieur, apparaît comme une structure extrêmement bien organisée capable de transformer l’océan en énergie.

Ainsi, l’équilibre fragile de l’atmosphère et de la vie sur Terre se dessine sous nos yeux. Ce film invite le téléspectateur à s’émerveiller devant ces images et à s’interroger sur l’évolution de notre planète.