LE MENSONGE DANS LEQUEL NOUS VIVONS

L’argent ne pourra pas être mangé.

Une fois n’est pas coutume, nous vous proposons de découvrir et de méditer sur les messages de ces vidéos qui, en quelques minutes, synthétisent avec brio le monde  que nous construisons chaque jour.

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EXPLOITATION DES MINES D’OR DU PAYS

Haïti-Parlement/Mines : Le sénat propose de surseoir à l’exploitation des mines du pays

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P-au-P, 23 janv. 2013 [AlterPresse] — La commission des travaux publics du sénat appelle à surseoir à l’exploitation de certaines réserves d’or et de cuivre du pays, autorisée par le gouvernement à des compagnies étrangères sans l’aval du parlement.

Au terme d’une longue et larmoyante audition du ministre des travaux publics, Jacques Rousseau et du directeur du bureau des mines, Luckner Remarais, la commission sénatoriale a adopté une position tranchée par rapport à la décision de l’exécutif d’autoriser ces exploitations dans deux départements du pays (Nord et Nord-Est).

Les contrats de l’ombre

Les contrats, qui sont estimés à plusieurs milliards de dollars, ont été signés le 21 décembre 2012 et 3 jours plus tard les compagnies ont entamé les travaux dans le Nord du pays.

Or, selon l’article 139 de la Constitution, les accords et les conventions doivent être signés par le président de la république et approuvés par le parlement.

Plusieurs sociétés minières sont déjà à pied d’œuvre dans le pays, pour l’exploitation des gisements d’or et de cuivre dans les départements du Nord et du Nord-Est.

Il s’agit notamment de la Somine, société canadienne détenant deux permis d’exploitation, la VCS Mining qui détient également deux conventions, et Newmont en partenariat avec Eurasian Minerals.

Le directeur du bureau des mines a prétexté que les décisions ont été prises à partir de la convention datant de février 1997, paraphée par le président René Préval et son premier ministre Rony Smarth, convention remise sur le tapis 8 ans plus tard par le gouvernement de Gerard Latortue en 2005.

Cependant, ni en 1997 ni en 2005, la convention n’a eu l’approbation du parlement dysfonctionnel ou simplement absent durant ces deux périodes, critiquent les sénateurs.

De plus « les mines et les carrières relèvent du domaine public. Il faudrait qu’il y ait une loi qui puisse transformer ces biens du domaine public, en domaine privé, ce qui n’a pas été fait », précise le sénateur Jocelerme Privert

En conséquence, « les accords sont illégaux et inconstitutionnels », souligne le sénateur.

Reproches du Sénat et mea culpa

La commission a été très critique envers le directeur du Bureau des Mines, Luckner Remarais, qui en moins de 7 mois à la tête de cette institution publique a signé une pléiade de contrats avec des firmes internationales, pour l’exploitation des richesses minières du pays, et ce à l’insu du parlement.

Outre les contrats, 15 permis de recherches dans 5 départements du pays ont été accordés. Une seule compagnie, Somine, a obtenu les permis d’exploitation pour 16 sites sur les 18 concernés par les contrats.

Les larmes aux yeux, le directeur du bureau des mines, Luckner Remarais, a adopté une posture contrite. C’est encore au bord des larmes qu’il a répondu aux questions des journalistes à l’issue de l’audition. Il affirme pour sa défense qu’il a été motivé par la volonté de venir en aide à la population haïtienne en proie à la pauvreté.

Mais malgré cette déclaration commode, les contrats et le secret évident que le gouvernement a tenu à maintenir autour, risquent de faire tache sur les dispositions affichées par le président Martelly pour 2013. L’année est en effet décrétée année de l’environnement. Une contradiction quand on sait que les compagnies minières vont utiliser du cyanure dans leurs travaux d’extraction, produit hautement nocif. [jep kft apr 23/01/2013 11 :45]

LA NOUVELLE CATHÉDRALE DE PORT-AU-PRINCE

Un Portoricain conçoit le plan de la cathédrale de Port-au-Prince

par Carl-Henry CADET

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Une nouvelle étape est franchie cette semaine vers la  reconstruction de la cathédrale de Port-au-Prince. Le design de l’église est désormais connu. Le concours international d’architecture lancé dans le cadre de ce projet de reconstruction a été remporté par un groupe d’architectes portoricains.

Selon un article paru dans le Miami Herald sous la plume de Anna Edgerton ce 20 décembre, le design architectural gagnant du concours a été présenté par Segundo Cardona et une équipe de six autres architectes de Porto Rico. Selon ce design, la  cathédrale Notre-Dame de l’Assomption sera dotée d’une capacité d’accueil de 1 200 personnes avec une salle annexe de 600 places.

134 modèles ont été soumis par des architectes des quatre coins du monde. Ce nombre a été réduit à 5 finalistes avant que le jury composé de six professionnels de la faculté d’Architecture de l’université de Miami ne jette son dévolu sur le design présenté par Segundo Cardona.

Elizabeth Plater-Zyberk, doyenne de l’école d’Architecture de l’université de Miami, dit trouver dans le design vainqueur du concours des éléments non seulement qui  rappellent le passé,  mais aussi qui évoquent  l’avenir.

Le plan de reconstruction de la basilique dévastée par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 diffère de l’original, d’après le Miami Herald : « Il comprend  un nouvel immeuble circulaire qui entoure l’autel central, décoré par des locaux, avec des murs rétractables qui peuvent s’ouvrir sur  le jardin dans des occasions spéciales. »

Comme tout concours de design, le produit final ne respectera pas exactement le design choisi. Il s’ajustera aux attentes du client, en l’occurrence, l’archidiocèse de Port-au-Prince. 35 mois après que les secousses telluriques ont mis à plat la cathédrale de Port-au-Prince, le choix du design des nouveaux bâtiments constitue une étape cruciale avant d’aller chercher les fonds pour la reconstruction de la cathédrale, a estimé le curé de la cathédrale de Port-au-Prince, Guy Chrispin. Le coût du projet n’a pas été communiqué.

Dans le papier de Anna Edgerton, « l’archevêque de Miami a souligné la nécessité de levée de nouveaux fonds pour construire la cathédrale parce que plus de la moitié des 100 millions de dollars collectés par l’Eglise catholique aux Etats-Unis après le séisme a été orientée vers l’assistance humanitaire et des projets de développement d’autres églises ».

L’architecte Segundo Cardona est connu surtout pour ses travaux dans le Colisée de San Juan et le Pavillon Porto Rico construit pour l’Exposition mondiale de 1992, à Séville, en Espagne.   Gagnante du concours de design, son équipe recevra une prime de 12 000 dollars américains. Un groupe d’architectes mexicains menés par Diego Ramos a obtenu la seconde place au concours. Il recevra une prime de 8 000 dollars. Sept architectes basés à Miami, ayant à leur tête Steven Fett, ont gagné la troisième place et une prime de 5 000 dollars.

Carl-Henry CADET Source : Miami Herald

Fonds-Verrettes isolé du reste du pays

La rivière en crue de Soliette coupe Fonds-Verrettes du reste du pays

par Ethzard Cassagnol

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Fonds-Verrettes, 28 nov. 2012 [AlterPresse] — L’entrée de Fonds-Verrettes est bloquée depuis le lundi 26 novembre 2012 et le transport vers Port-au-Prince paralysé, suite à une mobilisation des habitants de la localité de Soliette, constate AlterPresse.

Soliette est située à l’entrée de Fonds-Verettes.

En crue depuis le passage du cyclone Sandy en octobre 2012, la rivière, qui porte le même nom, empêche la circulation de véhicules.

Impossible pour les bus et autres véhicules de transport public de traverser, sans l’aide d’une pelleteuse. La plupart des conducteurs ont décidé de ne plus faire le trajet jusqu’à Port-au-Prince.

Le lundi 26 novembre 2012, des voyageurs, revenant d’Anse-à-Pitres, ont dû rebrousser chemin, pour emprunter la route de Jacmel, vers le Sud-Est, en passant par Grand Gosier, afin d’arriver sur Port-au-Prince par la route nationale No. 2.

Il en résulte beaucoup de déficits chez les producteurs de produits maraichers, produits en grande partie périssables, témoignent Reynald Paul et Jean André Pierre, deux agriculteurs.

Les commerçantes, traditionnellement appelées « madan Sara », se plaignent également des pertes occasionnées avec la crue de la rivière (récalcitrante) qui a quitté son lit pour envahir la route.

Ces « madan Sara », qui achètent des produits à la Forêt des Pins et dans les zones avoisinantes pour les transporter à Port-au-Prince, rapportent combien les camions tombent très souvent en panne.

Ce qui les force à retarder de 2 à 3 jours leurs voyages, alors qu’entretemps, les fruits et légumes périssent.

Des malades, souhaitant se déplacer pour recevoir des soins dans d’autres communes ou la capitale, doivent faire preuve de la même patience.

A Fonds-Verrettes, il est pourtant parfois difficile de trouver une infirmière.

De plus, certains conducteurs ont décidé d’augmenter le prix des transports. Les chauffeurs de camionnettes font payer 400.00 gourdes au lieu de 200.00 gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui) pour le trajet Port-au-Prince/Thiotte, et ceux des camions 250.00 gourdes au lieu de 150.00 gourdes.

Mécontents de cette situation, les habitants de Soliette ont décidé de bloquer totalement la route.

Ils réclament que les autorités construisent un pont au-dessus de la rivière pour libérer enfin la commune de son isolement.

http://www.alterpresse.org

Pourquoi Vertières en 2012 ?

Haïti-Histoire : Pourquoi Vertières en 2012 ?

Par Philomé Robert

Journaliste à France 24

N’étant pas historien, étant de surcroît un journaliste solidement amarré, peut-être malgré moi, à l’immédiateté, à l’information internationale en continu, je dois dire que je ne me reconnais aucune légitimité à évoquer, même brièvement, ce chapitre de l’histoire d’Haïti. Mais ce serait une lâcheté, sinon une faute de ma part, si je me dérobais.

Que je veuille l’admettre ou non, cette bataille, qui précipita la fin de la guerre d’indépendance haïtienne, la deuxième guerre d’indépendance en Amérique après celle des États-Unis contre l’Angleterre, est un marqueur fort dans notre vie de peuple.

Pour moi, Vertières, ce sont d’abord des souvenirs d’enfant. Souvenirs livresques, s’entend.

Comment ne pas frémir à l’évocation de cette journée de gloire, qui ne fût pourtant pas tout de suite reconnue en tant que telle, et par ceux qui l’ont vécue et par ceux qui, par la suite, en ont tiré profit ?

L’Haïtien étant patriote sans grand effort, quoiqu’on puisse questionner ce qu’est devenu, depuis plusieurs décennies, le patriotisme à l’haïtienne, il n’est pas vain de mettre l’accent sur cette fierté qui s’empare des cœurs et des poumons à l’évocation de ces faits d’armes.

Là, les noms des héros célèbres jaillissent : Dessalines bien sûr, Clervaux, Gabart, Jean Pierre Daut et surtout François Capois, dit Capois La Mort qui, selon l’expression consacrée, s’est couvert de gloire ce jour-là. Cette dernière expression ayant été utilisée à juste titre par l’ennemi, le général Rochambeau, commandant des bataillons français.

Vertières, aussi, pour moi, ce sont les prémices de cette Haïti qui se dessine, encore Saint-Domingue, que Napoléon Bonaparte, en dépit du bon sens, et alors même que l’esclavage avait été aboli 11 ans plus tôt sous l’impulsion de l’Abbé Grégoire – on sait que, par la suite, il y a aura une deuxième abolition en 1848-, décide d’asservir de nouveau.

Ce sera l’expédition de 1801, commandée par son beau-frère, le général Charles Victoire Emmanuel Leclerc. Ce dernier, tout à son arrogance, investi de cette mission sacrilège, eût la mauvaise idée de demander aux commandants, qui détiennent les bastions insurgés, de se rendre, sous peine de passer par la mitraille. Une diplomatie de la canonnière, que la France utilisera honteusement contre le nouvel État en lui faisant payer son indépendance jusqu’en 1972.

Mais, ne nous égarons pas, c’est un autre sujet.

Écoutons plutôt la réponse que fit, en 1801, deux ans avant Vertières, le général Henri Christophe, commandant de la ville du Cap à Leclerc :

« Si vous avez toute la force dont vous me menacez, je vous opposerai toute la résistance qui caractérise un général et, si le sort des armes vous est favorable, je ne vous livrerai la ville du Cap que lorsqu’elle sera réduite en cendres et, même sur la cendre, je vous combattrai encore ».

Voilà Vertières, avant Vertières.

Cette déclaration héroïque, face à l’armée la plus puissante du monde à l’époque, apparaît, non seulement comme un magistral acte de bravoure, mais aussi et surtout comme un cri venu du tréfonds des tripes, pour signifier à l’ennemi un féroce appétit de vivre libre.

Vivre ! Libres !

En vérité, ce cri, qui a explosé avant et pendant Vertières, peut être repris aujourd’hui dans toute son intégralité.

Vivre face à la défaillance et les grotesques comédies d’État.

Vivre face aux éléments naturels : séismes, ouragans, cyclones et autres méga-tempêtes.

Vivre, malgré l’horizon qui s’obscurcit.

Vivre, parce qu’il le faut, car Haïti reste une formidable promesse.

Les beaux fantômes de 1803, revêtus de leurs habits de gloire et de lumière, sont là pour nous le rappeler à chaque instant.

Philomé Robert

Journaliste à France 24

http://www.alterpresse.org/spip.php?article13694

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. » Winston Churchil

Inondations : Au moins 10 morts et 4 disparus au Cap-Haïtien.. la population aux abois

samedi 10 novembre 2012

Correspondance Wedlyne Jacques

Cap-Haïtien— Au moins 10 personnes, particulièrement des enfants, ont péri dans des intempéries enregistrées dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 novembre 2012 au Cap-Haïtien (deuxième ville du pays à 248 km au nord de la capitale), selon un décompte officiel de la direction départementale (Nord) de la gestion des risques et désastres dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

4 personnes sont portées disparues, tandis que beaucoup de maisons se sont effondrées, d’autres endommagées, suivant les déclarations officielles.

D’autres sources évoquent un nombre plus important de décès.

Il y aurait plus de 16 morts, dont 7 au Haut du Cap, 7 à Vertières, 1 à Petite Anse et un à Bande du Nord, 3 enfants à la rue 0, rapportent des témoins ainsi que des secouristes.

Plusieurs familles, dont les maisons ont été inondées avec des averses provoquées par un front froid depuis 8:00 pm locales dans la soirée du 8 novembre (1 :00 gmt le 9 novembre) déclarent être sans nouvelles de proches.

Plusieurs quartiers étaient sous les eaux qui ont envahi les maisons.

C’est le deuil au Cap-Haïtien, ce vendredi 9 novembre 2012. Toutes les activités régulières étaient paralysées.

Les capoises et capois, qui n’ont pas fermé l’œil de la nuit – tant les précipitations étaient fortes -, sont dans le désarroi.

Au début de la journée, environ 150 personnes étaient évacuées vers des abris provisoires, susceptibles de faire face à la montée des eaux dans la principale ville du Nord.

Les pluies continuent à s’abattre sur la ville jusque dans la soirée de vendredi 9 novembre 2012.

Un père de famille a été transporté à l’hôpital, dans la nuit du 8 au 9 novembre, après avoir échappé à l’effondrement de sa maison, où malheureusement sa femme ainsi que ses cinq enfants sont morts. Le drame a eu lieu au Haut du Cap, une section communale située au sud du bourg.

3 enfants, respectivement âgés de 1, 3 et 10 ans, sont retrouvés morts sous les décombres d’une maison effondrée à Vertières, notamment dans le quartier de l’organisme de développement du Nord (Odn) toujours au sud du Cap-Haïtien, suite au renversement d’un mur par les eaux de pluie.

Les parents de ces enfants avaient utilisé cette maison du voisinage comme abri qu’ils croyaient sûr, après l’effondrement de leur propre maison sous la pression des averses.

Le niveau des eaux en furie a varié de 3 à 7m de haut, selon les déclarations combinées des autorités municipales ainsi que des témoins.

La section communale de Petite Anse (à l’est du bourg) est presque entièrement inondée. Des centaines de familles, sinistrées, se sont réfugiées dans des abris provisoires. Les secouristes y ont dénombré un mort.

D’autres endroits les plus touchés sont : la section communale de Bande du Nord (Fort Bourgeois, Bel-Air, Dèyè lise, entre autres), le centre ville historique (particulièrement le quartier de Ba Ravin), Carrénage, les rues de la lettre A.

Rues 3

Le délégué départemental du Nord, Ardouin Zéphirin, fait état de plusieurs autres communes, également affectées par les inondations dans le département du Nord, parmi lesquelles : Quartier Morin, Bord de Mer de Limonade, Bas Limbé, La Victoire.

Zéphirin n’était pas en mesure de donner de chiffre exact sur l’éventualité de pertes en vie humaine et de dégâts matériels dans ces communes.

Entre-temps, des habitants du Haut du Cap auraient décidé d’entreposer, sur la chaussée de la route nationale #1, les corps des victimes d’intempéries, en vue d’attirer l’attention des autorités sur la gravité de la situation..

De la boue est amoncelée un peu partout dans les rues du Cap-Haïtien, Des alluvions obstruent les égouts ainsi que les canaux de drainage déjà mal entretenus.

Bel air

Presque chaque famille de la ville du Cap-Haïtien, quel que soit l’endroit où elle réside, a souffert dans les inondations.

La majorité des familles ont passé une nuit blanche (du jeudi 8 au vendredi 9 novembre 2012), par peur d’être envahies totalement par les eaux.

D’autres, tout de même, sont allées prêter main forte et solidarité à d’autres familles plus gravement victimes.

Au moment où ces lignes ont rédigées, le temps qui s’assombrit et les fines gouttelettes de pluie pluie qui tombent déjà, après quelques heures de répit, sèment de l’inquiétude chez les habitantes et les habitants de la ville du Cap-Haïtien, devenue très vulnérable de par les constructions anarchiques en hauteur et partout, près des rivières et ravins ainsi que par le non curage des égouts et canaux.

En plus, il y a l’inadéquation des services de secours, en raison de manque de matériels pour faire face aux désastres dans une ville, déjà sous menace de tremblement de terre. [wj rc apr 09/10/2012 18:30]

http://www.alterpresse.org

HAITI CHOLERA EPIDEMIC ‘MOST LIKELY’ STARTED AT UN CAMP – TOP SCIENTIST

By Mark Doyle – BBC International Development Correspondent, Haiti and Boston

22 October 2012 Last updated at 01:04 ET

New evidence has emerged about the alleged role of United Nations troops in causing a cholera epidemic in the Caribbean nation of Haiti.

A top US cholera specialist, Dr Daniele Lantagne, said after studying new scientific data that it is now « most likely » the source of the outbreak was a camp for recently-arrived UN soldiers from Nepal – a country where cholera is widespread.

Dr Lantagne was employed by the UN itself in 2011 as one of the world’s pre-eminent experts on the disease.

The new evidence could have serious implications for the UN, which is facing an unprecedented legal and moral challenge in Haiti – as well as a multi-billion dollar compensation claim from victims’ families.

More than 7,500 people have died from the cholera epidemic in Haiti since it started in late 2010. Hundreds of new cases are still being registered every week.

It is by far the largest cholera outbreak in the world in recent years – with more cases than on the whole of the African continent.

Prior to this outbreak, and despite Haiti’s many other problems – including a devastating earthquake in January 2010 – the country had not recorded a single case of cholera for over a century.

Cholera is spread through infected faeces and once it enters the water supply it is difficult to stop – especially in a country like Haiti which has almost no effective sewage disposal systems.

After studying molecular data known as full genome sequencing on the strain of cholera found in Haiti – and that prevalent in Nepal in 2010 – Dr Lantagne said: « We now know that the strain of cholera in Haiti is an exact match for the strain of cholera in Nepal. »

Mountain of claims

In 2011 Dr Lantagne was employed by the UN as one of a « Panel of Experts » tasked with looking into the outbreak.

The 2011 UN report – co-signed by her – acknowledged that inadequate toilets in the Nepalese UN camp in the mountain town of Mirabalais could have leaked the cholera bacterium into the nearby Meye River which flows into the country’s main waterways.

But the report stressed that the outbreak « was not the fault » of any « group or individual ».

The Panel of Experts added that the subsequent spread of the disease across Haiti was due to many factors – including the country’s deeply inadequate water supply and almost non-existent sewage disposal systems.

Now, Dr Lantagne says the new genome data (in addition to other evidence) has changed her view since she had co-authored the UN report which effectively said no-one was to blame.

« We can now say, » Dr Lantagne said, « that the most likely source of the introduction of cholera into Haiti was someone infected with the Nepal strain of cholera and associated with the United Nations Mirabalais camp. »

The UN’s Head of Humanitarian Affairs in Haiti, Nigel Fisher, acknowledged the new information but said he could not comment on its substance.

« I know there’s new information there, » Mr Fisher said.

« But the investigation is still with the [UN’s New York] legal office, so I’m not able to say anything at this time until that’s gone through the due process. »

Mr Fisher sought to stress, however, the work the UN was doing to mitigate the effects of the cholera.

« What I can tell you about is the work I’m co-ordinating to respond to that terrible epidemic and the fact that we’ve seen a significant decline in cases over the last year. If we take any encouragement, we take encouragement from that. »

The UN’s lawyers are facing a mass compensation claim being pursued by Haitian and US lawyers against the UN.

Dignified weeping

The victims’ families have lodged an official claim at UN HQ in New York for $100,000 (£62,500) for those who died and $50,000 for those who fell sick. The total claim runs into many billions of dollars.

After spreading along rivers in late 2010 the number of cases exploded in the coastal town of Saint Marc – before moving on, with deadly speed, into the slums of the capital Port au Prince.

Dr Rosana Edward was the first doctor to encounter the disease in St Marc’s main public hospital, the Hopital Saint Nicolas.

« I remember that day very well, » Dr Rosana – as she is fondly known in the hospital – told me in a stiflingly hot ward.

« My first cases had fever and diarrhoea. I looked at their stool samples and I said to myself ‘Hey!,I think this is cholera!’ – but I was also confused because we don’t have cholera in Haiti.

« The next day the hospital was full to overflowing, » Dr Rosana said.

« There were patients all over the floor. They were reaching out and grabbing my feet.

« ‘Help me’, » they pleaded, « ‘Please, help me’. »

I asked Dr Rosana if she had heard the reports that the UN was to blame for introducing cholera into Haiti.

« I’ve heard those reports, » she replied, « but I don’t know if they are true. I don’t have the proof. »

« Haiti doesn’t need this cholera, » the 40-year-old medic then said. « We have so many other problems. »

And then – quietly and with great dignity – Dr Rosana started to cry.

Pictures by Mark Georgiou and Rob Magee.

http://www.bbc.co.uk/news/world-latin-america-20024400?print=true