L’ex-président Jean-Bertrand Aristide, pris d’un malaise, s’est évanoui au Cap-Haitien

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Alors qu’il s’adressait à des partisans réunis pour l’écouter au Cap-Haïtien, l’ancien président Jean-Bertrand Aristide s’est évanoui, peu après 8 heures du soir ce vendredi 16 septembre 2016.

Après de vaines tentatives pour le réanimer sur place, Aristide, 63 ans, a été conduit à l’hôpital universitaire Justinien du Cap-Haïtien où il a reçu des soins et a été gardé pour la nuit. Pour le moment, les proches d’Aristide n’ont pas fait de déclaration officielle sur son état de santé ou sur les causes de son malaise.

Voltaire a aussi confirmé que Jean-Bertrand Aristide passerait la nuit sous observation médicale dans l’enceinte de l’hôpital universitaire Justinien du Cap-Haïtien. « On en profite pour lui faire des examens pour ne pas prendre de risques », a ajouté celui qui est actuellement le directeur de campagne de Maryse Narcisse.

Pour de nombreux observateurs, Aristide, qui n’avait pas mis les pieds hors de la capitale haïtienne depuis son retour d’exil en mars 2011, aurait surestimé son âge et ses forces et sous-estimé les exigences de la campagne électorale en tentant de faire un périple de près de trois cent kilomètres par la route en une seule journée.

L’homme fort de Fanmi Lavalas était parti de la capitale tôt vendredi matin pour participer au lancement de la campagne de Maryse Narcisse, candidate à la présidence de son parti. Accueillis au Cap-Haïtien par des partisans en colère de Moïse Jean-Charles, ancien membre de la même formation politique, la délégation Lavalas a commencé son meeting avec plus de trois heures de retard dans une atmosphère houleuse, sous haute protection policière.

Jean-Bertrand Aristide venait de prendre la parole vers 8h p.m., quand il s’est brusquement effondré, après avoir remercié la population capoise et les Frères du principal collège religieux de la ville où il a passé son enfance et fait ses études classiques.

Le stress serait aussi l’un des facteurs aggravants dans le cas de l’ancien président qui se déplace avec un imposant dispositif de sécurité, lui qui suscite de vifs sentiments de haine et d’amour depuis plus de trente ans et dont c’est la première campagne électorale (par procuration, cette fois) depuis seize ans.

Une journée chaude

Après un accueil chaleureux dans quelques villes, le cortège avait connu des moments de tensions aux Gonaïves avant de rejoindre le Cap-Haïtien où s’est produit le malaise de Jean-Betrand Aristide.

Un peu plus tôt dans la journée, le cortège s’est arrêté aux Gonaïves, ville d’où était partie une rébellion armée qui avait abouti au deuxième départ en exil du premier président démocratiquement élu en Haïti. 12 ans après sa chute, JBA a foulé le sol de la cité de l’indépendance. Cette visite a provoqué une vive tension dans la ville.

À Descahos, sourire aux lèvres, M. Aristide descend de voiture pour faire quelques pas au milieu de la foule. La sécurité est de taille. Arrivé devant le Palais de justice, à la rue Larmartinière, il rentre dans sa voiture pour poursuivre son parcours.

Le cortège prend la rue Vernet qui mène à Raboteau. Tout le monde s’empresse de voir ce qui va se passer. Entre-temps, à Raboteau, un groupe se prépare à recevoir l’homme de Tabarre. Le cortège évite cette zone et emprunte la rue Clerveaux. Depuis sa voiture, il observe la place d’Armes, lieu où il a été chahuté le 1er janvier 2004, en pleine célébration des deux cents ans de l’indépendance.

À l’avenue des Dattes, des protestataires s’en sont pris aux derniers véhicules du cortège de Fanmi Lavalas qui se dirige vers le Cap-Haïtien. Les véhicules ont essuyé des jets de pierres. Des gens courent dans tous les sens. « Nous n’avons pas de problème avec Maryse Narcisse. Mais, Aristide nous rappelle de mauvais souvenirs », a lâché l’un des manifestants.

Les opposants ont dénoncé la présence de M. Aristide dans la ville. Leur colère est visible. Ils ont scandé des slogans hostiles à l’endroit de l’ancien président. « Aristide manje Cubain, nou pap negosye », « A ki figi w vin la », « Afè Lavalas la, sa fini », sont entre autres des paroles qui étaient sur leurs lèvres. Les leaders du mouvement disent regretter n’avoir pas rencontré leur cible face à face.

Aucun stand n’a été construit pour l’occasion. Aucune mobilisation effective n’a été faite non plus. Maryse Narcisse et son mentor n’ont adressé aucun message à la population. Pas même pour les journalistes, il était extrêmement difficile d’interviewer ces personnalités. Les policiers bousculent quiconque voulant s’approcher de l’ancien président. À la fin de 2003, après l’assassinat d’Amiot Métayer, ancien chef de l’ex-armée cannibale, la ville des Gonaïves s’était révoltée contre M. Aristide. Ce qui a provoqué le vaste mouvement ayant conduit à son départ en février 2004.

Cabaret et Saint-Marc en conquérant

La journée de ce vendredi 16 septembre 2016 avait bien commencé. Il est 9h30 du matin. Sur la place publique de Cabaret, partisans et sympathisants de Fanmi Lavalas se réunissent pour accueillir l’ex-président de la République,

Jean-Bertrand et la candidate Maryse Narcisse. Les gens sont visiblement heureux de voir le cortège dans lequel se trouve l’ancien prêtre de Saint-Jean Bosco, deux fois président de la République. Voix enrouée, Maryse prend la parole en ces termes : « Je suis contente d’être ici. Je vous avais promis que je reviendrais avec une personne spéciale. La voilà ! »

Les gens sont en jubilation lorsqu’ils voient le père fondateur de Fanmi Lavalas, Jean-Bertrand Aristide. De son côté, calme dans sa voiture, JBA, par de petits gestes de la main, salue la foule venue supporter sa candidate, Maryse Narcisse.

Le deuxième arrêt sur le chemin menant au Cap-Haïtien est à Saint-Marc. La ville de Nissage Saget est surchauffée à cause de la présence de Titid. Sur la place publique de cette ville, main dans la main avec Maryse, le leader charismatique de Fanmi Lavalas prédit la victoire de sa favorite pour le 9 octobre prochain. « Je suis content d’être là, dans cette ville, pour soutenir Maryse. Je suis fier de vous dire que le Dr Maryse Narcisse vous aime pour la vie. Pour cette raison, elle va traiter ce pays qui est très malade », a-t-il souligné, ajoutant : « Pase pou n ta reyisi san pèp sa, nou pito echwe ak li. Sa ki pi bèl la ak pèp ayisyen sa a, nou pa ka echwe.»

Pour sa part, Mme Narcisse a profité de cette occasion pour promettre de l’éducation, de la santé, de l’électricité 24 /24, de diminuer le prix des engrais sur le marché et de travailler pour que la ville de Saint-Marc soit belle durant son mandat.

Frantz Duval avec Gérard Maxineau, Emmanuel Thélusma et Jodherson Cadet

Source : http://lenouvelliste.com

 

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L’horloge de l’Apocalypse fixée à trois minutes avant la fin de notre civilisation

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Des scientifiques expriment leurs préoccupations sur le  danger qui pèse sur l’humanité du fait de plusieurs menaces : nucléaires évidemment mais aussi écologiques et technologiques.

L’horloge de l’Apocalypse indique l’heure hypothétique de la fin de l’humanité. Depuis 2015, cette horloge pointe 23h57, soit trois minutes avant la fin du monde. Mardi dernier, les responsables ont annoncé que cette heure n’allait pas changer cette année, ce qui n’augure rien de bon.

 

Depuis 1945, l’arme atomique n’a plus jamais été utilisée. L’humanité a été marquée pour toujours par la disparition soudaine des villes de Hiroshima et Nagasaki . Depuis, plus rien. Les scientifiques du monde entier se sont exprimés sur la question, mettant en garde contre la menace d’une guerre nucléaire.

C’est dans ce but que l’horloge de l’Apocalypse a été créée en 1947 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par les membres du magazine The Bulletin of the Atomic Scientists (BAS). Symbolique, cette horloge est une représentation du danger qui pèse sur l’humanité du fait de plusieurs menaces : nucléaires évidemment mais aussi écologiques et technologiques.

Depuis l’année dernière, cette horloge indique 23h57. Minuit représentant l’Apocalypse, l’humanité n’aurait plus que 3 minutes avant de voir sa fin arriver. Cette semaine, les scientifiques du BAS ont annoncé que cette heure n’allait pas changer pour 2016. Une heure préoccupante mais pas un record.

En effet, en 1953, alors que l’Union soviétique testait sa première bombe à hydrogène, l’horloge pointait 23h58. A la fin de la Guerre froide, en 1991, elle se trouvait à minuit moins 17.

Une menace nucléaire toujours présente

Pour les membres du BAS, cette horloge participe à un travail de prévention. Elle permet d’avoir plus de lisibilité sur la situation mondiale et si nécessaire de tirer le signal d’alarme. Lawrence Krauss du BAS a expliqué : « La décision de ne pas bouger l’horloge de l’Apocalypse en 2016 n’est pas une bonne nouvelle, mais l’expression d’une grave préoccupation face à une situation qui reste essentiellement la même ».

Elle exprime « notre consternation que les dirigeants du monde continuent à ne pas concentrer leurs efforts et l’attention de la planète pour réduire le danger extrême que représentent les armes nucléaires et le changement climatique ». Malgré les traités mondiaux sur la non-prolifération des armes nucléaires, certains pays poursuivent dans la même direction, allant même jusqu’à jouer un double jeu, ont dénoncé les scientifiques.

« Les programmes de modernisation nucléaire continuent. La Chine, le Pakistan, l’Inde et la Corée du Nord sont tous en train d’augmenter leur arsenal nucléaire […] Les États-Unis et la Russie sont en train de moderniser leur arsenal […] C’est très dur de réduire votre dépendance envers les armes nucléaires quand vous comptez dépenser plus de 350 milliards de dollars pour les moderniser », a poursuivi Sharon Squassoni.

S’ajoute désormais à la menace nucléaire, les préoccupations croissantes autour du changement climatique. « L’horloge est maintenant à 3 minutes avant minuit parce que les leaders internationaux échouent à remplir leurs plus importants devoirs : assurer et préserver la vie et la vitalité de la civilisation humaine », a ajouté Lawrence Krauss.

Des propositions pour faire changer les choses

Outre les critiques qu’ils adressent aux politiques, les scientifiques en charge de l’horloge ont émis des propositions : réduire considérablement les programmes de modernisation nucléaire, réactiver le processus de désarmement en se focalisant sur des résultats. Engager la Corée du Nord à réduire son risque nucléaire, se tenir à certaines obligations amenées par la COP 21 ainsi que mieux gérer les déchets nucléaires.

Toute cette volonté portera peut-être ses fruits, mais au regard des sommes astronomiques en jeu, la question nucléaire continuera d’inquiéter, comme elle l’a fait des années plus tôt avec l’un de ses créateurs : Einstein. Ce dernier qui disait d’ailleurs : « Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres ».

Publié par Maxime Lambert

Source : http://www.maxisciences.com/fin-du-monde/l-039-horloge-de-l-039-apocalypse-fixee-a-trois-minutes-avant-la-fin-du-monde-pour-2016_art37090.html

La Terre aurait tremblé deux fois en Haïti en moins d’une semaine

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Qu’est-ce que l’Unité Technique de Sismologie (UTS)

L’Unité Technique de Sismologie (UTS) est une entité publique créée le 7 février 2011 par décision du Ministre des TPTC, Président du Conseil d’Administration du Bureau des Mines et de l’Énergie (BME), en vue de répondre aux multiples attentes générées par le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

Mission et attributions de l’UTS

  1. a) Surveiller la sismicité locale et régionale liée à l’activité des failles actives par le biais des enregistrements en provenance des stations sismiques et accélérométriques et des mesures de géodésie spatiale par GPS.
  1. b) Centraliser et archiver les données sismologiques à des fins de recherche en Sciences de la Terre.
  1. c) Établir des liens de coopération régionale avec les pays des Caraïbes par l’échange continu de données sismologiques, d’informations et de personnel.
  1. d) Contribuer à l’information préventive et à la divulgation des connaissances dans le domaine du risque sismique, ainsi qu’à la formation en matière de géologie, géophysique, tectonique, gestion de réseau sismique, etc.
  1. e) Œuvrer à la prise en compte de l’aléa sismique dans le cadre de la reconstruction du pays.

Source : http://www.bme.gouv.ht/uts/index.html

 

De mystérieux sons provenant de la mer des Caraïbes intriguent les scientifiques

DE MYSTÉRIEUX SONS PROVENANT DE LA MER DES CARAÏBES INTRIGUENT LES SCIENTIFIQUES

Fonds marins

Depuis plusieurs semaines, la mer des Caraïbes émet de curieux sons qui intriguent les scientifiques. Mais qu’est-ce donc ?

En se penchant sur ce sujet dévoilé par Gizmodo, on découvre quelque chose de curieux et quelque peu angoissant. Un son bizarre émane des profondeurs de l’océan mais son intensité est trop faible pour être perçue par l’oreille humaine cependant, depuis l’espace, on peut observer des traces visibles…

Selon les spécialistes, si le phénomène peut être détecté à partir de l’espace, c’est parce que les grands changements de pression qui se propagent à travers la mer provoquent des fluctuations dans le champ de gravité de la Terre. Pour la petite histoire, tout débute lorsque des chercheurs de l’Université de Liverpool s’intéressent à la dynamique de la mer. Ils découvrent alors quelque chose d’étrange.

Un bruit semblable à un coup de sifflet

« Nous étudions les données sur la pression des océans et nous avons remarqué que cette région des Caraïbes présentait quelque chose de particulier, explique le scientifique Chris Hughes à Gizmodo. Il se produit de grandes oscillations de pression inexplicables dans le bassin des Caraïbes. »

En comparant les relevés de pression tirés du fond de la mer des Caraïbes entre 1958 et 2013 avec des données de jauge de marées provenant de satellites de la NASA, les chercheurs ont découvert que la mer des Caraïbes produit comme un coup de sifflet géant.

« Il y a un courant qui traverse la mer d’est en ouest, décrit Hughes. C’est un courant très étroit et très fort. Il devient parfois instable et crée des tourbillons. »

Quand ce courant atteint l’extrémité ouest du bassin, il meurt et réapparait à l’extrémité est. Ce phénomène «coup de sifflet» est connu depuis déjà quelques années. Mais les scientifiques savent maintenant que les ondes de certaines formes et tailles résonneront après avoir percuté ce mur occidental, tout comme certaines fréquences résonnent lorsque vous soufflez dans un sifflet.

Un bruit extrêmement bas

Vu l’ampleur de la mer des Caraïbes,  le son produit est très bas. Selon les calculs des spécialistes, il faudrait 120 jours pour que les ondes se propagent d’est en ouest dans le bassin, ce qui donne un son environ 30 octaves plus bas que le son le plus bas produit par un piano. Vous pouvez entendre une version de ce son étrange, ramené à une fréquence perceptible pour l’oreille humaine, ici.

http://www.livescience.com/55174-weird-ocean-sound-heard-

http://www.space.com/33264-weird-ocean-sound-heard-from-space.html

http://www.mediaphore.com/2016/06/de-mysterieux-sons-provenant-de-la-mer-des-caraibes-intriguent-les-scientifiques/

LA TERRE SOUS PRESSION

Très bon documentaire où la terre est présentée comme un super-système très complexe grâce aux nombreux satellites et missions spatiales

(Regardez  en  mode plein écran)

La technologie actuelle nous permet, grâce aux nombreux satellites et missions spatiales, de voir la Terre d’une façon différente et plus précise.

Les courants marins contenant nutriments ou planctons, les vents de sable, les nuages de vapeur ou de volcan, les radiations électromagnétiques sont visibles grâce à ces millions d’informations collectées dans l’espace.

Les images satellites permettent de regarder respirer l’immense forêt amazonienne, écosystème unique dont les scientifiques commencent à peine à comprendre le fonctionnement.

Grâce à elles également, un ouragan observé de l’intérieur, apparaît comme une structure extrêmement bien organisée capable de transformer l’océan en énergie.

Ainsi, l’équilibre fragile de l’atmosphère et de la vie sur Terre se dessine sous nos yeux. Ce film invite le téléspectateur à s’émerveiller devant ces images et à s’interroger sur l’évolution de notre planète.

 

 

 

 

Un tableau de Basquiat adjugé 57,3 millions de dollars

 

Une toile géante de Jean-Michel Basquiat

 

Une toile géante de Jean-Michel Basquiat a été adjugée mardi 10 mai 2016 57,285 millions de dollars (50,2 millions d’euros) lors d’enchères organisées par Christie’s à New York. Un record pour une œuvre l’artiste, mort brutalement d’overdose à 27 ans, en 1988. La précédente marque pour l’Américain avait été établie en mai 2013, avec la vente de Dustheads pour 48,8 millions de dollars.

Le tableau, sans  titre, adjugé à un acheteur asiatique dont l’identité n’a pas été révélée, a été peint en 1982 à Modène, en Italie. Il mesure 2,38 m de haut et 5 m de large. La toile comprend un portrait du visage de l’artiste en diable, au milieu de coulées de peinture. Pour Brett Gorvy, responsable de l’après-guerre et de l’art contemporain, elle fait partie des trois plus grandes œuvres du peintre new-yorkais.

Agitation – Selon le journal  Ouest-France, des clameurs sont montées de la salle lorsque la barre des 50 millions de dollars a été franchie pour le tableau de Basquiat et des applaudissements ont salué le coup de marteau clôturant la vente.  Ce record a offert à Christie’s un rayon de soleil dans une soirée lors de laquelle la grande majorité des lots n’ont atteint que le bas de la fourchette d’estimation, voire sont restées en-deçà.

Consacrée à l’art moderne et contemporain, elle contrastait ainsi avec la vente de dimanche, qui avait ouvert avec maestria les enchères de printemps à New York.  La vente a néanmoins permis d’établir six records, dont un pour Basquiat, a souligné Saara Pritchard, responsable de l’art contemporain chez Christie’s.

Des acheteurs de 39 pays s’étaient enregistré pour la vente, avec notamment une forte représentation asiatique.  « Les enchères ont été mesurées, à un point que je n’avais pas vu depuis trois ou quatre ans », a reconnu Jussi Pylkkänen, président de Christie’s international.

Choix délicat Pour lui, « la sélection (des oeuvres) demeure très importante », il faut « choisir exactement le type d’oeuvres adapté, qui peuvent attirer le marché ».

Sources combinées :

http://www.ouest-france.fr/culture/arts/usa-un-tableau-de-basquiat-adjuge-572-millions-de-dollars-un-record-4220643/

http://www.lemonde.fr/arts/article/2016/05/11/un-tableau-de-basquiat-adjuge-a-57-2-millions-de-dollars_4917058_1655012.html

Pour l’histoire

Quand Gérard Basquiat décrit son fils Jean-Michel  

« Mon fils, ce génie »

par Anne-Cécile Beaudoin

Le musée d’Art moderne de la Ville de Paris rend hommage au premier géant noir de la peinture new-yorkaise mort à 27 ans. En exclusivité, son père parle de Jean-Michel.

Souriant, élégant, costume sombre éclairé d’une cravate de soie jaune, tempes argentées, des airs de jazzman… Il a de l’allure, Gérard Basquiat. Il aborde la discussion dans un français impeccable, réminiscence de ses ­racines haïtiennes : « Quelle pointure faites-vous ? » ­demande-t-il avant de me tendre une paire de baskets Reebok, customisées de reproductions des dessins de son fils. « Un souvenir. Pour vous… » Les souvenirs, Gérard Basquiat n’aime pas les évoquer. « Jean-­Michel était exceptionnel, dit-il d’une voix lourde. Il a toujours été extrêmement brillant, d’une intelligence incroyable. C’était un génie. A 4 ans, déjà, il passait son temps à dessiner. Des voitures, des maisons, des figures, sa mère, moi… Je lui rapportais du papier, des crayons… »

Et de s’interrompre : « Maintenant, ça suffit ! Je ne veux pas parler de la vie de mon fils. » ­Regard noir, ton glacial qui frappe comme un coup de poing. Il en impose, Gérard Basquiat, quand il fait les gros yeux. Silence nerveux, électrique. Sa main ne cesse de ­tapoter la table en verre de son bureau. « C’est trop douloureux, vous comprenez ? » finit-il par chuchoter. Pas étonnant qu’il n’ait ­jamais donné d’interview… Pas de mots pour le poids des maux. Mais au-delà de la souffrance du deuil, il y a aussi les rapports conflictuels entre cet homme, un émigré d’Haïti devenu un expert-comptable respectable, et son fils qui voulait occuper le haut de l’affiche dans le New York des années 80. L’époque de la punk attitude, du disco, de l’argent et du sexe. La plus ­libre, la dernière avant les années sida. Taboue donc la vie de Jean-Michel Basquiat, une histoire assourdissante comme son œuvre, entre grandeur et décadence. La voici.

C’est un petit gars de Brooklyn, né le 22 décembre 1960, qui voulait être artiste et rien d’autre. Pour encourager la vocation précoce de son fils, sa mère, Matilde ­Andrades, d’origine portoricaine, lui donne des leçons de peinture et l’emmène parcourir les allées du Museum of Modern Art (MoMA) et du Metropolitan. On crie beaucoup dans cette famille. Matilde est dépressive et, quand une crise la saisit, elle n’hésite pas à brandir le couteau de cuisine. Lorsque le calme est revenu, la maison des ­Basquiat est bercée par les solos aériens de l’idole paternelle, Charlie Parker. Le drame survient en 1968. Jean-­Michel, 8 ans, est renversé par une voiture alors qu’il joue au ballon.

Traumatisme crânien, rate perforée. Il est hospitalisé pendant un mois. Pour passer le temps, Matilde a la drôle d’idée de lui offrir le traité d’anatomie de Henry Gray. Sitôt rentré chez lui, le garçonnet s’applique à ­reproduire les planches du gros livre. Son crayon dissèque les squelettes et dessine des crânes sur fond de musique de jazz. Séparation des parents, départ de Mme Basquiat pour l’asile. Jean-Michel et ses deux sœurs sont confiés au père. L’honorable M. Basquiat héberge un marginal : dans sa chambre aux murs couverts de graffitis, Jean-Michel fume, sniffe de la colle et prépare son balluchon de fugueur. A 16 ans, il campe au Washington Square Park. Deux semaines à se défoncer à l’acide, à traîner de squats en piaules de junkies, à faire la manche.

Les œuvres de Basquiat embrasent la Grosse Pomme, lassée par l’austérité de l’art conceptuel

Retour au lycée, la City-as-School à Manhattan, adaptée aux adolescents doués. Le jour de la fête de l’école, Jean-Michel entarte le directeur et déguerpit. ­Errances avec son ami Al Diaz. Ils tuent le temps en bombant les murs du sud de Manhattan. Les lieux ne sont pas choisis au hasard, car avec ses graffs, Jean-Michel n’a pas pour ambition de faire la nique à des bandes rivales. Il s’est fixé un but : devenir très connu. Alors, partout, près des grandes galeries et des musées, dans les quartiers où vivent les artistes à Greenwich Village, Lower East Side et Soho, il tague des messages poétiques, philosophiques ou satiriques flanqués d’une couronne et de son pseudonyme ; SAMO pour « Same Old Shit » (Toujours la même merde). Et ça marche. En 1978, le magazine new yorkais « Village Voice » salue sa manière d’attirer l’attention. C’est le moment que Jean-Michel choisit pour quitter sa famille. Il a 18 ans. « Fais de ton mieux pour réussir », lui fait promettre son père en lui glissant quelques dollars dans la poche. Il ne sera pas déçu.

Le jour, Jean-Michel vend des tee-shirts qu’il peint et des cartes postales réalisées à partir de collages. La nuit, les vêtements maculés de peinture, les pieds nus, la tête couronnée de dreadlocks, il hante le Mudd Club, une sorte de cave désaffectée. Une génération explosive y fait ses gammes. On y croise entre autres David Byrne, le chanteur et guitariste des Talking Heads, Jim Jarmusch, Keith Haring, Debbie Harry et une ­certaine Madonna, une danseuse qui tente de se lancer dans la chanson. Toute la contre-culture de l’époque. Des jeunes fous aux dents longues… C’est aussi là que Jean-Michel rencontre son futur marchand, Diego Cortez. Grâce à lui, en 1981, ses œuvres côtoient celles de Keith Haring, Andy Warhol et Robert Mapplethorpe dans l’exposition « New York, New Wave » à la PS1 Gallery.

Sa peinture passe de la rue au tableau. Et les techniques se déchaînent. Huile, acrylique, collages, crayons gras, matière violentée, dégoulinante. Sur ses toiles, le rythme de New York, les couleurs acides des néons. Dans l’électricité de la ville se mêlent ses souvenirs d’enfance, la bande dessinée, des silhouettes squelettiques, des visages semblables à des masques africains et ses héros blacks : Charlie Parker, le joueur de base-ball Hank Aaron, ­Malcolm X, Miles Davis… Le sport et le jazz, les deux seules places à prendre qu’on a laissées aux Noirs et dont ils sont devenus l’élite. Partout, des mots raturés, barrés pour que nous les regardions. Racisme, exclusion, répression policière, argent facile, mort…
Les œuvres de Jean-Michel Basquiat embrasent la Grosse Pomme, lassée par l’austérité de l’art conceptuel des années 70. La revue « Artforum » lui consacre un article intitulé « The Radiant Child ». « L’enfant radieux » tient sa première exposition personnelle dans la galerie avant-­gardiste d’Annina Nosei en 1982. Le soir du vernissage, on se bouscule. Tous les beautiful people sont venus voir la nouvelle coqueluche new-yorkaise. Ses toiles atteignent bientôt 10 000 dollars. La même année, le galeriste Bruno Bischofberger le présente à Andy Warhol, à la Factory. ­Fascination réciproque. Le pape du pop art tire un ­Polaroid de Basquiat. Ce dernier en fait de même puis s’éclipse.

Une heure et demie plus tard, Warhol a entre les mains une grande toile encore humide de Jean-­Michel : « Dos Cabezas », le double portrait des deux ­artistes. ­Admiratif, Andy s’écrie : « Je suis jaloux, il est ­encore plus rapide que moi ! » Voilà Basquiat admis dans cette tribu de déjantés animés d’un seul désir : réussite et enrichissement rapide. Balayés les idéaux de l’ère Woodstock, ­vivent les années fric et flambe. Selon le principe warholien, l’artiste est un businessman, un produit qui se vend sur son seul nom. Être vu à ses côtés ou coucher avec lui, c’est prendre un ticket pour la ­notoriété. Actrices, chan­teuses, riches héritières… toutes les femmes tombent pour Jean-Michel.

Documenta de Kassel, Biennale du Whitney Museum of American Art, Museum of Modern Art, galeries parisiennes, suisses, londoniennes, Basquiat est sur toutes les cimaises. En 1985, il est le premier artiste noir à faire la couverture du « New York Times Magazine ». Ses toiles s’arrachent maintenant entre 25 000 et 50 000 dollars. Il vit comme une pop star, voyage en Concorde, déambule en costume Armani dans les palaces, des liasses de billets plein les poches et des grammes de coke dans le nez. Lui qui vend toutes ses œuvres le soir même de ses vernissages, surproduit. Toujours plus de toiles, plus de fric et de drogues.

Et puis c’est le choc. Andy Warhol, sa figure paternelle bienveillante, décède brusquement le 22 février 1987. Basquiat, anéanti, plonge en enfer. Ses crises paranoïaques se multiplient. En juin 1988, il séjourne à Hawaii où il entame une cure de désintoxication. Il ­rentre à New York le 2 août et déclare être sevré. Dix jours plus tard, on retrouve son grand corps chocolat enroulé dans les draps de son lit king size, dans son loft de Great Jones Street. Au coin de ses lèvres, une écume rougeâtre. Overdose. Jean-Michel avait 27 ans.
Ainsi s’éteint l’enfant terrible de Brooklyn, laissant derrière lui presque un millier de peintures et 3 000 dessins. « Mais il reste encore beaucoup d’œuvres à découvrir, promet Gérard Basquiat. Celles que j’ai, par exemple, et que je ne montrerai jamais… à part celle-ci. » Il se tourne vers une toile immense où trône un babouin ­féroce sur fond jaune citron. « C’est le dernier tableau de Jean-­Michel, daté du 1er avril 1988. » Traits rageurs, ­palette ­acidulée : l’ultime singerie dénonce avec fureur le chaos intérieur qui déchirait son maître.

Source ://www.parismatch.com/Culture/Art/Gerard-Basquiat-Mon-fils-ce-genie-152585

 

LE MENSONGE DANS LEQUEL NOUS VIVONS

L’argent ne pourra pas être mangé.

Une fois n’est pas coutume, nous vous proposons de découvrir et de méditer sur les messages de ces vidéos qui, en quelques minutes, synthétisent avec brio le monde  que nous construisons chaque jour.

(Il serait mieux de regarder cette vidéo en passant momentanément en mode Plein Écran. Pour cela, après avoir mis en marche le lecteur vidéo, cliquez en bas à droite sur l’icône Plein écran située dans l’angle inférieur droit du lecteur .)

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