Haïti: Une économie de simulacres

Par Leslie Péan, 25 janvier 2013

Il n’y a actuellement aucun développement réel en marche en Haïti. Tout ce qui ressort de l’analyse des indicateurs économiques, ce sont plutôt des simulacres, du bluff et des apparences trompeuses. On l’a vu avec la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) qui a été créée après le séisme et dont la maigreur des résultats a été reconnue de manière unanime. Trois ans après le séisme, il est universellement admis que la reconstruction annoncée à grand renfort de publicité a été un fiasco. Les images de la désolation sont affichées dans tous les journaux du globe (1). Et les causes de cette désolation ne sont pas uniquement naturelles, avec les ouragans et la sécheresse qui ont suivi le séisme. Elles sont aussi et surtout humaines dans cette société qui, selon les plus avisés, persiste à se choisir des incapables pour la diriger (2). Vingt mois après la prestation de serment du président Martelly, « 360.000 Haïtiens sont encore déplacés et vivent au jour le jour dans 496 camps de tentes à travers le pays, selon l’Organisation internationale pour les Migrations. La plupart ne mangent qu’un repas par jour (3). »

La communauté internationale considère que le gouvernement haïtien est composé d’incapables et refuse de lui confier les fonds promis pour la reconstruction. En effet, le gouvernement Martelly n’a pas reçu 1% de l’aide dépensée en Haïti (4). Après le tremblement de terre de janvier 2010, une propagande malsaine avait été orchestrée autour d’un taux de croissance que l’économie haïtienne allait atteindre. Les propagandistes avaient alors parlé d’un taux de croissance de 8% pour l’économie. C’était au début une façon d’appuyer le gouvernement Préval, puis celui de Martelly qui a prêté serment en mai 2011. La réalité a été tout autre. Le taux de croissance de l’économie haïtienne en 2012 n’a été que de 2.5% et les pays donateurs ont réduit l’appui budgétaire au gouvernement parce que disent-ils, ce dernier n’a pas les compétences nécessaires pour exécuter les projets et ni l’intégrité qu’il faut pour en assurer le suivi (5). Haïti est ainsi devenue la risée du monde.

L’apartheid bancaire

Les dépenses folles du nouveau gouvernement ont contribué à augmenter le ratio du déficit public au PIB à près de 7.7%, soit le double de ce qu’il était à la prise du pouvoir du président Martelly (6). Le Tableau 1 intitulé Hausse des prix des produits alimentaires montre à quel point les politiques du gouvernement de Martelly ont pénalisé les ménages à faible revenu. L’escalade des prix se manifeste particulièrement dans les cas du riz, du pois noir, du maïs, local et importé, du petit mil, du sucre rouge, de l’huile de cuisine, des spaghetti (7). La population vivant dans l’insécurité alimentaire est passée de 0.8 million en 2011 à 1.52 million de personnes en 2012 (8). Dans le même temps, les dispositions légales relatives au salaire minimum ne sont pas respectées par 21 des 22 entreprises d’assemblage du secteur industriel (9). Le ratio du crédit intérieur au secteur privé par rapport au PIB n’est que 15% en 2011 alors qu’il est de 22% en République Dominicaine.

Le rationnement du crédit par les banques commerciales a pénalisé rudement les agents économiques tout en procurant des liquidités à l’État à travers l’achat des bons BRH et en finançant le gouvernement américain par l’achat des bons du trésor américain. Quelle ironie de voir les pauvres épargnants haïtiens financer les riches américains ! Cet effet d’éviction (crowding-out effect) qui se produit quand l’État entre en concurrence avec les autres agents économiques a durement frappé ces derniers au cours de la période 1996-2010. L’apartheid bancaire continue de fonctionner à plein rendement en servant moins de 1% de la population (90 000 personnes). Cet apartheid du système financier est un obstacle qui bloque l’accumulation du capital. Le nombre des emprunteurs en 2010 n’était que de 11 597 personnes (ce nombre était de 13 583 en 2008) dont 795 représentant 6.85% recevaient 88.8% des prêts. La concentration du crédit vient ainsi renforcer la concentration du capital au détriment du développement.

Au cours de la même période, l’encours des prêts de 5 000 000 gourdes et plus était de 22 246.458 millions de gourdes sur un encours total des prêts de 27 170.43 millions de gourdes (10). Dix ans auparavant, soit en 2001, le système bancaire avait un total de 6 322 emprunteurs et un encours de dix milliards de gourdes avec 465 emprunteurs, dont 425 représentant 7% recevaient 68% des prêts. Remarquons que le développement de la microfinance avec un portefeuille de 95 millions de dollars en 2010 ne change en rien l’apartheid bancaire. Les 240 000 emprunteurs de ce sous-secteur avec des emprunts d’une moyenne de 470 dollars américains ne représentent qu’une goutte d’eau, une infime fraction de l’encours des prêts du système bancaire global.

De manière générale, la politique économique et monétaire qui continue sans aucun changement est désastreuse pour la compétitivité de l’économie haïtienne en général et pour celle du secteur agricole en particulier. Au lieu de réfléchir sur ces choses-là, nous persistons à accorder des valeurs à des choses qui n’en ont pas. En souscrivant à une économie de simulacres, souvent sans en prendre conscience. Les bailleurs de fonds internationaux trouvent dans l’inexpérience du nouveau pouvoir une bonne raison ou un prétexte pour consolider leur vision du pays comme la république des ONG (organisations non-gouvernementales). Dans leur optique, Haïti est dirigée par un gouvernement de voyageurs dont les « pérégrinations et les indemnités journalières soupçonnées d’être associées avec eux sont devenues une source de plaisanteries mordantes (11). »

L’élément fondamental de mesure du faux-semblant du gouvernement actuel est le budget de 2012-2013 qui n’a même pas été voté par le Parlement haïtien. On n’y trouve aucune mesure structurelle pouvant avoir un impact important sur l’emploi des jeunes, la justice, la sécurité des citoyens, la reconstruction, le logement, l’énergie électrique, l’assainissement, etc. Le programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO) au coût annuel de 43 millions de dollars américains (12) est un vaste gaspillage. C’est aussi le cas pour le « Ti-manman-chéri » au coût annuel de 15 millions de dollars américains et le « Aba grangou » également au coût annuel de 15 millions de dollars américains. Ce sont essentiellement des lieux à partir desquels le gouvernement tente de faire sa propre base politique en achetant des allégeances. De véritables trous noirs.

Une réalité en porte-à-faux avec la propagande

Ces programmes sont des faux-semblants sur le plan économique et ne peuvent pas accélérer la croissance pour le développement. Ils sont mal conçus et leur mise en œuvre ne contient aucun dispositif de suivi et d’évaluation. Prenons l’exemple du programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO). Le Ministère de l’Éducation Nationale ne peut ni retracer les enfants qui bénéficient du programme, ni assurer que les écoles privées qui sont les plus grands bénéficiaires des subventions de 90 dollars par élève ont le nombre d’élèves qu’elles prétendent. Il y a aussi une corruption incroyable qui se développe du fait que chaque parlementaire a un quota d’enfants qu’il peut parrainer dans sa juridiction. De plus, il n’existe aucun dispositif de pilotage stable. Également, du point de vue éducatif, aucun programme de formation des maitres n’a été mis en place.

Enfin, rien n’est prévu pour que les bénéficiaires du programme (en majorité dans le privé) puissent rendre des comptes sur la gestion des fonds. Ainsi donc, le gouvernement est incapable de fournir des résultats fiables. La qualité et l’efficacité ne sont pas au rendez-vous. Sans compter le fait que les taxes collectées et versées au Fonds National d’Éducation (FNE) ne sont pas utilisées à cet effet. La confusion totale règne quant au nombre de nouveaux élèves qui sont rentrés dans le système. Les estimations prudentes évoquent 200 000 élèves, celles plus audacieuses évoquent 430 000 élèves, mais le gouvernement voulant faire de la mauvaise propagande avance le chiffre de 1 000 000 de nouveaux élèves.

Ce chiffre d’un million d’élèves est d’autant plus fantaisiste que le gouvernement ne dispose que de 43 millions dans le budget et qu’au chiffre de 90 dollars de subvention par élève, cela nécessiterait un budget de 90 millions de dollars. Dans tous les cas de figure, l’opacité qui entoure le programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO) reprend avec les pratiques d’impossibilité qui font qu’il ne pourra pas rendre compte. Élaboré en rupture avec tout ce qu’enseigne la planification, le PSUGO ne peut faire l’objet d’aucune évaluation sérieuse par une entité non étatique. De toute façon, aucun budget n’a été prévu pour telle évaluation et, le cas échéant, aucune firme compétente ne pourra être recrutée dans le respect des procédures de passation de marché.

Fondamentalement, les pratiques scabreuses qui ont lieu dans le secteur de l’éducation se retrouvent aussi dans les autres secteurs de l’économie. Qu’il s’agisse du commerce, de la finance, de l’emploi, de la santé, la réalité est en porte-à-faux par rapport à la propagande et aux vœux pieux exprimés dans les déclarations officielles. Généralement, il n’y a rien qui indique le développement d’une vision claire sur le long terme, seule capable de propulser l’activité économique, la croissance et le développement.

Des gestionnaires sans jugeote

Le plus grand simulacre du gouvernement actuel a été de déplacer les victimes du séisme des places publiques et du Champ-de-Mars pour les placer dans des conditions similaires ou pire dans des endroits moins fréquentés et qui échappent aux regards des visiteurs. C’est le cas avec les réfugiés qui étaient au camp du terrain de golf de Pétion-ville Club et qui ont été installés presque de force sur le terrain rocailleux et désertique de Corail-Cesselesse (13), à proximité de la Côte des Arcadins.

Ce déplacement de population s’est effectué sans la moindre planification, avec le même réflexe d’improvisation qui avait porté Préval à convertir le ranch de Jean-Claude Duvalier en port au lendemain de l’accident de La Fierté Gonaivienne. Dans les deux cas, cela s’est fait au mépris de la vocation touristique de ce lieu de concentration hôtelière (Kaliko, Wahoo Bay, Indigo, Moulin sur Mer, Xaragua) et de tourisme. Préval n’ayant jamais accordé la moindre attention au tourisme comme source de revenus, cela se comprenait facilement jusqu’à 2011. Sans compter les avantages que cela lui procurait au chapitre de la démagogie.

Mais que dire du gouvernement de Martelly qui, tout en prétendant attirer les touristes, laisse s’étendre le processus de bidonvilisation qui étouffe la Capitale à la seule zone du pays dotée d’un minimum d’infrastructures touristiques ? Le faux-semblant n’a jamais été aussi loin. Seuls des gestionnaires sans jugeote peuvent effectuer de pareils choix sans se poser une seule question. Kettly Mars vient de décrire dans un roman vraiment poignant intitulé Aux frontières de la soif (14) les conditions extrêmes de vie et les perversions de tous ordres qui se développent à Canaan, un camp similaire à Corail-Cesselesse. On est vraiment loin de la terre promise !

Dans le dernier rapport sur la compétitivité dans le monde (15) pour l’année 2012, rapport établi par le groupe qui organise à Davos en Suisse le Forum Économique mondial chaque année, Haïti est classée 142e sur 144 pays, en baisse d’un cran par rapport à l’année précédente où elle occupait la 141e place. Si on peut comprendre qu’Haïti soit bon dernier (144e) au titre des infrastructures à cause du séisme de janvier 2010, on ne peut expliquer que par l’incompétence et la mauvaise foi des dirigeants qu’elle soit reléguée à l’avant-dernière place (143e ) pour ce qui est des institutions. Cela se voit également pour des indicateurs sectoriels tels que l’éducation où Haïti est classée la dernière (144e), l’innovation (143e), la sophistication dans les affaires (142e) et la finance (141e). Avec de tels résultats, il faut avoir autre chose dans la tête que de la matière grise pour oser aller s’afficher à Davos et ouvrir la bouche pour dire Haïti is open for business. Les gens qui s’amusent en écoutant les CD 100%, 200% et 400% connaissent bien la nature de cette chose-là. Surtout s’ils ne se révoltent pas.

Le son de cloche n’est pas différent dans Doing business 2013 publiée par la Banque mondiale (16). La mauvaise performance dénoncée dans cette publication est également manifeste. Des dix indicateurs considérés fondamentaux pour déterminer le climat des affaires, huit ont empiré ou n’ont pas changé en 2012, notamment le temps requis pour la création d’une entreprise, l’obtention d’un prêt, l’octroi d’un permis de construire, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats, le paiement des impôts, la protection des investisseurs et le transfert de propriétés.

Enfin, le gouvernement a violé les lois du pays en signant les récents contrats relatifs à l’exploitation des mines d’or et de cuivre dans le département du Nord (17). Selon le sénateur Jocelerme Privert, « ces contrats sont illégaux et inconstitutionnels ». En effet selon la Constitution de 1987, « les accords, les traités, les conventions doivent être signés par le président de la République et approuvés par l’Assemblée nationale (18). » Les gisements d’or, d’argent et de cuivre ont été estimés au moins à 20 milliards de dollars (19) dont Haïti s’en tirerait avec des redevances de 2.5%, un montant inférieur au 5% obtenu par d’autres pays pour des projets similaires (20). Les nouvelles négociations faites sans transparence avec d’autres compagnies n’ont pas amélioré fondamentalement les conditions surtout au niveau de la protection de l’environnent. Tout comme les contrats signés sous le gouvernement de Préval, ces derniers ne contiennent aucune mesure pour interdire l’utilisation de la technique de cyanuration. En effet le cyanure de sodium utilisé pour l’extraction de l’or est un poison qui peut polluer toutes les sources d’eau dans la zone utilisée.

En attendant que ces investissements donnent des résultats concrets, les dirigeants actuels risquent d’engager le pays dans une nouvelle spirale d’endettement. Comme ils ont recommencé avec le gouvernement Martelly après l’annulation d’une partie de la dette extérieure qui avait atteint 1 884 millions en 2009 (21). Voie étroite de la politique de surendettement dans laquelle le Japon, les États-Unis et les pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne) sont engagés avec une montagne de dettes atteignant respectivement 500%, 344% et une moyenne de 300% de leur PIB.

Les risques d’inflation inhérents à cette stratégie de désespoir n’inaugurent rien de bon pour les populations de ces pays. Mais aussi pour Haïti qui importe une partie grandissante de ce qu’elle consomme. Les dépenses pour les importations de produits alimentaires ont doublé entre 2001 et 2010, atteignant un sommet de 624 millions de dollars en 2008. Au cours de cette dernière décennie, les dépenses d’importation de produits alimentaires ont représenté une moyenne de 22% du total des importations. Ce qui laisse entendre des achats de produits alimentaires en 2012 dépassant celles de 2008.

Le défi lancé aux Haïtiens pour trouver une solution aux problèmes qui les assaillent est de taille. Il leur faut surtout un sens du consensus, de l’abnégation et de la confiance. Trois éléments qui sont sapés à la racine par les simulacres électoraux (22) extrêmement nuisibles pour la société haïtienne. Avec la nouvelle technique de contrôle de l’organisme électoral inaugurée par le populisme de pagaille, Haïti n’est-elle pas condamnée à vivre à vie dans ce que la malice populaire appelle, non sans trivialité, l’ère des kokorats ? L’exclusion n’a jamais été une bonne politique et ne peut en aucun cas créer la confiance pour porter les capitaux à s’investir. Les pratiques sectaires du gouvernement ne peuvent que mettre plus de distance entre les Haïtiens et restent en marge du savoir nécessaire au développement.

Tableau 1. Hausse des prix des produits alimentaires (de Juin 2011 à Janvier 2013)

Produits

Prix (Juin 2011)

Prix (Janvier 2013)

Riz Tchako

18.33

20.83

Pois noir

26.67

40.83

Mais importé

18.33

25

Mais local

10

15

Petit mil

12.5

16.67

Sucre rouge

20.83

21.67

Huile

79.33

85.98

Spaghetti

17.5

20

Note : Les prix sont en gourdes au marché de la Croix des Bossales et les six premiers produits sont en livre, l’huile de cuisine est en litre et le spaghetti est en sachet de 350 grammes.

Source : Commission Nationale à la Sécurité Alimentaire (CNSA), Prix de marché 2011 et 2013, P-au-P, 2011 et janvier 2013

(1) « Terramoto : Haiti, três anos depois do sismo, Haiti continua a sofrer », Jornal de Noticiais, Lisboa, Portugal, 12 de Janeiro 2013. Lire aussi Deborah Sontag, « Rebuilding in Haiti Lags After Billions in Post-Quake Aid », New York Times, Decembre 24, 2012.

(2) Renata Giraldi, « Três anos depois, Haiti relembra terremoto », Brasil 24/7, 12 de Janeiro de 2013.

(3) Bill Quigley and Amber Ramanauskas, « Hundreds of Thousands Remain Homeless in Haiti Three Years After Earthquake », Haiti Liberté, January 8, 2013.

(4) Bill Quigley and Amber Ramanauskas, Haiti : Seven Places Where Earthquake Money Did, CommonDreams.org, January 3, 2012

(5) « Still waiting for recovery », The Economist, London, January 5, 2013.

(6) International Monetary Fund, World Economic Outlook, Statistical Appendix, Washington, April 2012, p. B-14.

(7) Commission Nationale à la Sécurité Alimentaire (CNSA), Prix de marché 2011 et 2013, P-au-P, 2011 et 2013.

(8)Commission Nationale à la Sécurité Alimentaire (CNSA), Alerte à l’Insécurité Alimentaire, P-au-P, janvier 2013.

(9) Better Work Haïti, Better Work Haiti : 5th Biannual Report Under the HOPE II Legislation, ILO and IFC, 15/10/2012, p. 13.

(10) BRH, Rapport annuel, 2010, p.49.

(11) « peregrinations and the per diems alleged to be associated with them have become a source of mordant jokes. », « Still waiting for recovery », The Economist, London, January 5, 2013.

(12) Le dollar américain est égal à 41.50 gourdes.

(13) Janet Reitman, « Beyond Relief : How the World Failed Haiti », Rolling Stones, August 4, 2011.

(14) Kettly Mars, Aux frontières de la soif, Paris, Mercure de France, 2013.

(15)Klaus Schwab, The Global Competitiveness Report 2012-2013, World Economic Forum, Geneva, 2012

(16) International Bank for Reconstruction and Development, Doing Business 2013, Washington D.C., 2013.

(17) Danica Coto ans Evens Sanon, « Haiti awards gold, copper mining permits », Associated Press and News Tribune, Missouri, December 22, 2012.

(18) Roberson Alphonse, « Mines d’Or et de cuivre, les « contrats sont illégaux et inconstitutionnels » », Le Nouvelliste, 23 janvier 2013.

(19) Martha Mendoza, « Gold ! Haiti eyes potential $20 billion bonanza », Bloomburg Businessweek, May 11, 2012.

(20) Haiti Grassroot Watch, « Haïti bon dernier dans la « course aux royalties », 31 mai 2012.

(21) International Development Association and International Monetary Fund, Haiti – Enhanced Heavily Poor Indebted Country (HPIC) Initiative, Washington, D.C., October 2009, p. 43.

(22) Leslie Péan, « A la source de nos simulacres électoraux », Alterpresse, 27 septembre 2010.

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