POUR LES RUSSES, LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE A DÉJÀ COMMENCÉ…

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« Nous abattrons » les avions américains: la 3e Guerre mondiale a déjà commencé… à la télévision russe

Sur la première chaîne d’État, c’est le présentateur de l’émission phare du dimanche soir qui annonce que les batteries antiaériennes russes en Syrie vont « abattre » les avions américains. Sur la chaîne d’informations en continu Rossia 24, c’est un reportage sur la préparation des abris antinucléaires à Moscou. A Saint-Pétersbourg, le site d’informations Fontanka croit savoir que le gouverneur veut rationner le pain pour une future guerre malgré les explications des autorités qui affirment vouloir simplement stabiliser le prix de la farine.

Et à la radio, on discute des exercices de « défense civile » mobilisant, selon le ministère des Situations d’urgence, 40 millions de Russes pendant une semaine. Au programme: évacuations d’immeubles et exercices d’incendie. Pour celui qui aurait éteint son téléviseur pour se promener dans les rues de Moscou, il est fort possible de tomber sur un des immenses graffitis « patriotiques » des artistes pro-Poutine de l’organisation « Set » qui tapissent désormais les immeubles comme cet ours, symbole de la Russie, distribuant des gilets pare-balles à des colombes de la paix.

La rupture des négociations entre Washington et Moscou

Sur le terrain, l’armée russe a continué la semaine à faire cavalier seul en déployant sur sa base navale, dans le port syrien de Tartous, des batteries antiaériennes S-300 aptes à détruire des avions de chasse, mais aussi en envoyant des corvettes équipées de missiles pouvant, en théorie, couler des navires de guerre. Autrement dit, une démonstration de force visant, non pas les jihadistes ou les rebelles syriens, mais bien la Marine et les avions américains.

La cause d’une telle fièvre, de cet emballement pour l’imminence d’une « Troisième guerre mondiale »? La rupture le 3 octobre des négociations entre Washington et Moscou sur le conflit syrien après l’échec d’un cessez-le-feu que les deux puissances avaient âprement négocié à Genève en septembre. Dans la foulée, les bombes russes et syriennes ont transformé Alep en « enfer sur Terre » selon l’ONU et suscité les critiques des Occidentaux.

« Nous abattrons » les avions américains

A Moscou, où les journalistes russes et occidentaux se lèvent et se couchent en recevant les communiqués du ministère russe de la Défense, le climat de confrontation est relayé, amplifié par les médias. Le porte-parole de l’armée russe, le général Igor Konachenkov, adresse ses mises en garde à la Maison Blanche, au Pentagone, au Département d’État.

« Je rappelle aux stratèges américains que les missiles antiaériens S-300 et S-400 qui assurent la couverture aérienne des bases russes de Hmeimim et de Tartous ont un rayon d’action qui pourraient bien surprendre n’importe quel aéronef non identifié« , a-t-il dit le 6 octobre en une menace à peine voilée contre les États-Unis.

Sur l’antenne de la chaîne d’Etat Rossia 1, le présentateur Dmitri Kissilev, également patron de l’agence de presse Ria Novosti, résume la pensée du général Igor Konachenkov pour « les simples gens comme vous et moi »: « nous abattrons » les avions américains. Puis il dévoile le « plan B » des Etats-Unis en Syrie. « Le plan B, c’est en gros que les Etats-Unis vont avoir un recours direct à la force contre les forces syriennes du président Bachar al-Assad et contre l’aviation russe« , dit-il.

« La Russie actuelle est plus que prête »

« Est-ce qu’il faut craindre des provocations? C’est comme cela que les Etats-Unis ont engagé la guerre au Vietnam« , conclut M. Kissilev avant de mettre en garde les Occidentaux: les missiles déployés à Kaliningrad, l’enclave russe proche de la Pologne pourraient emporter des têtes nucléaires. « La Russie actuelle est plus que prête, mais avant tout psychologiquement, à la nouvelle spirale de confrontation avec l’Ouest« , résume Gueorgui Bovt dans une tribune sur le site d’informations Gazeta.ru.

« Si la bagarre ne peut pas être évitée, frapper le premier »

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Le politologue envisage deux scénarios, compte tenu par ailleurs des difficultés économiques de la Russie. Le premier, optimiste, où les deux puissances vont « se mettre d’accord sur de nouvelles conditions de coexistence, en gros un Yalta-2 », référence au partage des aires d’influence entre les Etats-Unis et l’Union soviétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Et le scénario catastrophe: la Russie va réagir selon une loi de la rue bien connue: « si la bagarre ne peut pas être évitée, frapper le premier ».

Le monde flirte « dangereusement avec la zone rouge »

Dans une interview à Ria Novosti, le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et initiateur il y a 30 ans à Reykjavik avec le président américain Ronald Reagan du début de la fin de la Guerre froide, prévenait récemment: le monde flirte « dangereusement avec la zone rouge ». Et mercredi, premier signe de détente après des jours d’invectives verbales, Moscou annonçait une réunion internationale sur la Syrie samedi à Lausanne qui a déjà des allures pour le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov de rencontre de la dernière chance.

Source : AFP

Cyclone Matthew : Lettre du Secrétaire Général de l’OEA au Président d’Haïti Jocelerme Privert

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« IL EST URGENT DE DONNER LA PRIORITÉ À LA CONTINUITÉ DU PROCESSUS ÉLECTORAL »

11 octobre 2016

La lettre originale du Secrétaire Général Almagro est disponible ici.

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de vous exprimer par la présente mes sentiments les plus sincères de solidarité avec votre peuple et votre pays.

Permettez-moi de vous exprimer nos condoléances et notre solidarité avec les victimes et nos profondes sympathies pour les souffrances que connaissent les Haïtiens suite au passage de l’ouragan Matthew.

Je vous réitère que l’Organisation des États Américains est prête à coopérer avec le peuple et le Gouvernement haïtien face aux enjeux humanitaires, économiques, politiques et sociaux qui viennent mettre la République d’Haïti à l’épreuve..

Aujourd’hui, nous devons redoubler d’efforts. La crise humanitaire à laquelle fait face à nouveau Haïti doit trouver les citoyens et le Gouvernement animés de la même force morale avec laquelle votre peuple a pu lancer la première révolution dans le monde qui a consacré l’égalité de tous les hommes.

Dans des moments comme ceux-ci qui malheureusement se sont répétés dans l’histoire de votre pays, nous reconnaissons la nécessité pour le Gouvernement haïtien d’orienter tous ses efforts vers la compensation des victimes et de leurs familles, à la relance et la reconstruction des peuplements et des zones affectées.

De surcroît, nous faisons nôtre votre demande d’appui adressée à la communauté internationale face à cette situation qui, en raison des conditions de vulnérabilité extrême, requiert une réponse immédiate et résolue de la part de tous les acteurs et à tous les échelons de la vie haïtienne.

Par erreur, omission et manque de réponse par le passé, nous devons tous assumer une part de responsabilité pour les déficiences et les difficultés que connait aujourd’hui le peuple haïtien.

C’est pourquoi il est impératif qu’à la lumière de la responsabilité qui revient à tous au sein de la communauté internationale, nous nous mettons immédiatement à votre disposition nos meilleures capacités de coopération. En premier lieu, en matière de santé publique, pour la prévention et la lutte contre les épidémies comme celle de choléra, facteur qui nous fait durement ressentir la responsabilité qui incombe à la communauté internationale dans les malheurs qui accablent votre peuple. Il n’y a rien de plus urgent que protéger le droit à la vie et à la santé des Haïtiens, plus spécialement dans les moments de grande vulnérabilité.

L’OEA apprécie l’aide généreuse déjà accordée à Haïti, ainsi que la riposte rapide de quelques pays et organisations internationales qui sont arrivés dans le pays.

Sans préjudice de ce qui précède, pour que l’aide puisse s’avérer réellement utile pour la reconstruction des infrastructures et le renforcement des capacités, il est urgent de donner la priorité à la continuité du processus électoral en tant que moteur essentiel du changement et de la démocratisation en Haïti.

Nous appuyons en ce sens l’engagement envers la démocratie et la démocratisation que vous avez démontré lors de l’élaboration du calendrier électoral.

L’aide internationale doit être au service de la démocratisation ; elle doit être canalisée à travers des mécanismes et institutions politiques capables de garantir l’accès aux droits dans des conditions d’égalité pour tous les Haïtiens.

La solidarité internationale doit contribuer à épauler la lutte contre la corruption également, et non pas à l’exacerber. La solidarité doit être consolidée par plus de justice, par l’accès aux droits et à l’équité et elle doit être axée sur des filières institutionnelles démocratiques.

Comme l’a dit l’organisation Transparence internationale, “la corruption dans l’aide humanitaire est la pus condamnable de toutes les formes de corruption, étant donné qu’elle prive les secteurs démunis les plus vulnérables – les victimes de catastrophes naturelles et les conflits civils – de ressources essentielles et nécessaires à leur survie ».

Ce n’est que par le renforcement de la démocratie et la croissance des institutions haïtiennes que l’on pourra parvenir à créer de vraies garanties d’accès aux droits qu’exige le peuple.

Un système politique garant des droits de la personne qui permette l’édification d’une société résiliente ne peut être conçue que sur la base d’une démocratie institutionnelle issue du légitime exercice de la souveraineté populaire au moyen d’élections libres et justes.

C’est pourquoi l’OEA a été présente par le truchement de sa Mission d’observation des élections en Haïti, parce qu’elle remplit le rôle de garant de la démocratie dans le Continent américain, comme le prescrivent sa Charte fondamentale et la Charte démocratique interaméricaine.

C’est dans cette perspective que s’est prononcé le Chef de la Mission d’observation, l’Ambassadeur Juan Raul Ferreira, lorsqu’il a reconnu la décision du Conseil électoral provisoire de reporter les élections en raison de la situation critique que vit le pays après le passage de l’ouragan Matthew; mais il a réitéré son engagement envers la continuité électorale et le processus démocratique haïtien. .

Monsieur le Président, l’OEA assume sa responsabilité partagée et renouvelle son appui au peuple et au Gouvernement de votre pays ainsi qu’à la poursuite des travaux dans le cadre d’un processus électoral qui, à la lumière de la volonté du peuple exprimée par les urnes, pourra légitimer la démocratie institutionnelle garantissant l’accès aux droits de tous les Haïtiens.

Je saisis cette occasion pour vous renouveler, Monsieur le Président, les assurances de ma très haute considération.

Référence : F-108/16

Source : http://www.oas.org/fr/centre_media

L’ex-président Jean-Bertrand Aristide, pris d’un malaise, s’est évanoui au Cap-Haitien

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Alors qu’il s’adressait à des partisans réunis pour l’écouter au Cap-Haïtien, l’ancien président Jean-Bertrand Aristide s’est évanoui, peu après 8 heures du soir ce vendredi 16 septembre 2016.

Après de vaines tentatives pour le réanimer sur place, Aristide, 63 ans, a été conduit à l’hôpital universitaire Justinien du Cap-Haïtien où il a reçu des soins et a été gardé pour la nuit. Pour le moment, les proches d’Aristide n’ont pas fait de déclaration officielle sur son état de santé ou sur les causes de son malaise.

Voltaire a aussi confirmé que Jean-Bertrand Aristide passerait la nuit sous observation médicale dans l’enceinte de l’hôpital universitaire Justinien du Cap-Haïtien. « On en profite pour lui faire des examens pour ne pas prendre de risques », a ajouté celui qui est actuellement le directeur de campagne de Maryse Narcisse.

Pour de nombreux observateurs, Aristide, qui n’avait pas mis les pieds hors de la capitale haïtienne depuis son retour d’exil en mars 2011, aurait surestimé son âge et ses forces et sous-estimé les exigences de la campagne électorale en tentant de faire un périple de près de trois cent kilomètres par la route en une seule journée.

L’homme fort de Fanmi Lavalas était parti de la capitale tôt vendredi matin pour participer au lancement de la campagne de Maryse Narcisse, candidate à la présidence de son parti. Accueillis au Cap-Haïtien par des partisans en colère de Moïse Jean-Charles, ancien membre de la même formation politique, la délégation Lavalas a commencé son meeting avec plus de trois heures de retard dans une atmosphère houleuse, sous haute protection policière.

Jean-Bertrand Aristide venait de prendre la parole vers 8h p.m., quand il s’est brusquement effondré, après avoir remercié la population capoise et les Frères du principal collège religieux de la ville où il a passé son enfance et fait ses études classiques.

Le stress serait aussi l’un des facteurs aggravants dans le cas de l’ancien président qui se déplace avec un imposant dispositif de sécurité, lui qui suscite de vifs sentiments de haine et d’amour depuis plus de trente ans et dont c’est la première campagne électorale (par procuration, cette fois) depuis seize ans.

Une journée chaude

Après un accueil chaleureux dans quelques villes, le cortège avait connu des moments de tensions aux Gonaïves avant de rejoindre le Cap-Haïtien où s’est produit le malaise de Jean-Betrand Aristide.

Un peu plus tôt dans la journée, le cortège s’est arrêté aux Gonaïves, ville d’où était partie une rébellion armée qui avait abouti au deuxième départ en exil du premier président démocratiquement élu en Haïti. 12 ans après sa chute, JBA a foulé le sol de la cité de l’indépendance. Cette visite a provoqué une vive tension dans la ville.

À Descahos, sourire aux lèvres, M. Aristide descend de voiture pour faire quelques pas au milieu de la foule. La sécurité est de taille. Arrivé devant le Palais de justice, à la rue Larmartinière, il rentre dans sa voiture pour poursuivre son parcours.

Le cortège prend la rue Vernet qui mène à Raboteau. Tout le monde s’empresse de voir ce qui va se passer. Entre-temps, à Raboteau, un groupe se prépare à recevoir l’homme de Tabarre. Le cortège évite cette zone et emprunte la rue Clerveaux. Depuis sa voiture, il observe la place d’Armes, lieu où il a été chahuté le 1er janvier 2004, en pleine célébration des deux cents ans de l’indépendance.

À l’avenue des Dattes, des protestataires s’en sont pris aux derniers véhicules du cortège de Fanmi Lavalas qui se dirige vers le Cap-Haïtien. Les véhicules ont essuyé des jets de pierres. Des gens courent dans tous les sens. « Nous n’avons pas de problème avec Maryse Narcisse. Mais, Aristide nous rappelle de mauvais souvenirs », a lâché l’un des manifestants.

Les opposants ont dénoncé la présence de M. Aristide dans la ville. Leur colère est visible. Ils ont scandé des slogans hostiles à l’endroit de l’ancien président. « Aristide manje Cubain, nou pap negosye », « A ki figi w vin la », « Afè Lavalas la, sa fini », sont entre autres des paroles qui étaient sur leurs lèvres. Les leaders du mouvement disent regretter n’avoir pas rencontré leur cible face à face.

Aucun stand n’a été construit pour l’occasion. Aucune mobilisation effective n’a été faite non plus. Maryse Narcisse et son mentor n’ont adressé aucun message à la population. Pas même pour les journalistes, il était extrêmement difficile d’interviewer ces personnalités. Les policiers bousculent quiconque voulant s’approcher de l’ancien président. À la fin de 2003, après l’assassinat d’Amiot Métayer, ancien chef de l’ex-armée cannibale, la ville des Gonaïves s’était révoltée contre M. Aristide. Ce qui a provoqué le vaste mouvement ayant conduit à son départ en février 2004.

Cabaret et Saint-Marc en conquérant

La journée de ce vendredi 16 septembre 2016 avait bien commencé. Il est 9h30 du matin. Sur la place publique de Cabaret, partisans et sympathisants de Fanmi Lavalas se réunissent pour accueillir l’ex-président de la République,

Jean-Bertrand et la candidate Maryse Narcisse. Les gens sont visiblement heureux de voir le cortège dans lequel se trouve l’ancien prêtre de Saint-Jean Bosco, deux fois président de la République. Voix enrouée, Maryse prend la parole en ces termes : « Je suis contente d’être ici. Je vous avais promis que je reviendrais avec une personne spéciale. La voilà ! »

Les gens sont en jubilation lorsqu’ils voient le père fondateur de Fanmi Lavalas, Jean-Bertrand Aristide. De son côté, calme dans sa voiture, JBA, par de petits gestes de la main, salue la foule venue supporter sa candidate, Maryse Narcisse.

Le deuxième arrêt sur le chemin menant au Cap-Haïtien est à Saint-Marc. La ville de Nissage Saget est surchauffée à cause de la présence de Titid. Sur la place publique de cette ville, main dans la main avec Maryse, le leader charismatique de Fanmi Lavalas prédit la victoire de sa favorite pour le 9 octobre prochain. « Je suis content d’être là, dans cette ville, pour soutenir Maryse. Je suis fier de vous dire que le Dr Maryse Narcisse vous aime pour la vie. Pour cette raison, elle va traiter ce pays qui est très malade », a-t-il souligné, ajoutant : « Pase pou n ta reyisi san pèp sa, nou pito echwe ak li. Sa ki pi bèl la ak pèp ayisyen sa a, nou pa ka echwe.»

Pour sa part, Mme Narcisse a profité de cette occasion pour promettre de l’éducation, de la santé, de l’électricité 24 /24, de diminuer le prix des engrais sur le marché et de travailler pour que la ville de Saint-Marc soit belle durant son mandat.

Frantz Duval avec Gérard Maxineau, Emmanuel Thélusma et Jodherson Cadet

Source : http://lenouvelliste.com

 

L’horloge de l’Apocalypse fixée à trois minutes avant la fin de notre civilisation

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Des scientifiques expriment leurs préoccupations sur le  danger qui pèse sur l’humanité du fait de plusieurs menaces : nucléaires évidemment mais aussi écologiques et technologiques.

L’horloge de l’Apocalypse indique l’heure hypothétique de la fin de l’humanité. Depuis 2015, cette horloge pointe 23h57, soit trois minutes avant la fin du monde. Mardi dernier, les responsables ont annoncé que cette heure n’allait pas changer cette année, ce qui n’augure rien de bon.

 

Depuis 1945, l’arme atomique n’a plus jamais été utilisée. L’humanité a été marquée pour toujours par la disparition soudaine des villes de Hiroshima et Nagasaki . Depuis, plus rien. Les scientifiques du monde entier se sont exprimés sur la question, mettant en garde contre la menace d’une guerre nucléaire.

C’est dans ce but que l’horloge de l’Apocalypse a été créée en 1947 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par les membres du magazine The Bulletin of the Atomic Scientists (BAS). Symbolique, cette horloge est une représentation du danger qui pèse sur l’humanité du fait de plusieurs menaces : nucléaires évidemment mais aussi écologiques et technologiques.

Depuis l’année dernière, cette horloge indique 23h57. Minuit représentant l’Apocalypse, l’humanité n’aurait plus que 3 minutes avant de voir sa fin arriver. Cette semaine, les scientifiques du BAS ont annoncé que cette heure n’allait pas changer pour 2016. Une heure préoccupante mais pas un record.

En effet, en 1953, alors que l’Union soviétique testait sa première bombe à hydrogène, l’horloge pointait 23h58. A la fin de la Guerre froide, en 1991, elle se trouvait à minuit moins 17.

Une menace nucléaire toujours présente

Pour les membres du BAS, cette horloge participe à un travail de prévention. Elle permet d’avoir plus de lisibilité sur la situation mondiale et si nécessaire de tirer le signal d’alarme. Lawrence Krauss du BAS a expliqué : « La décision de ne pas bouger l’horloge de l’Apocalypse en 2016 n’est pas une bonne nouvelle, mais l’expression d’une grave préoccupation face à une situation qui reste essentiellement la même ».

Elle exprime « notre consternation que les dirigeants du monde continuent à ne pas concentrer leurs efforts et l’attention de la planète pour réduire le danger extrême que représentent les armes nucléaires et le changement climatique ». Malgré les traités mondiaux sur la non-prolifération des armes nucléaires, certains pays poursuivent dans la même direction, allant même jusqu’à jouer un double jeu, ont dénoncé les scientifiques.

« Les programmes de modernisation nucléaire continuent. La Chine, le Pakistan, l’Inde et la Corée du Nord sont tous en train d’augmenter leur arsenal nucléaire […] Les États-Unis et la Russie sont en train de moderniser leur arsenal […] C’est très dur de réduire votre dépendance envers les armes nucléaires quand vous comptez dépenser plus de 350 milliards de dollars pour les moderniser », a poursuivi Sharon Squassoni.

S’ajoute désormais à la menace nucléaire, les préoccupations croissantes autour du changement climatique. « L’horloge est maintenant à 3 minutes avant minuit parce que les leaders internationaux échouent à remplir leurs plus importants devoirs : assurer et préserver la vie et la vitalité de la civilisation humaine », a ajouté Lawrence Krauss.

Des propositions pour faire changer les choses

Outre les critiques qu’ils adressent aux politiques, les scientifiques en charge de l’horloge ont émis des propositions : réduire considérablement les programmes de modernisation nucléaire, réactiver le processus de désarmement en se focalisant sur des résultats. Engager la Corée du Nord à réduire son risque nucléaire, se tenir à certaines obligations amenées par la COP 21 ainsi que mieux gérer les déchets nucléaires.

Toute cette volonté portera peut-être ses fruits, mais au regard des sommes astronomiques en jeu, la question nucléaire continuera d’inquiéter, comme elle l’a fait des années plus tôt avec l’un de ses créateurs : Einstein. Ce dernier qui disait d’ailleurs : « Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres ».

Publié par Maxime Lambert

Source : http://www.maxisciences.com/fin-du-monde/l-039-horloge-de-l-039-apocalypse-fixee-a-trois-minutes-avant-la-fin-du-monde-pour-2016_art37090.html

 » Singe : Ta place est dans une cage, pas aux Jeux Olympiques « 

Il y a 4 ans, on traitait cette athlète de « singe » parce que « noire et originaire d’une favela ». Aujourd’hui, elle est championne olympique ! Une incroyable revanche sur la vie…

Rafaela Silva  Brésil première médaille d'OrElle s’appelle Rafaela Silva, elle a 24 ans, et son histoire est celle d’une sacrée revanche sur la vie.

Cidade de Deus – La Cité de Dieu

La jeune athlète a en effet grandi dans la fameuse Cité de Dieu, une favela située dans une enclave montagneuse au sud-ouest de Rio, qui a été rendue tristement célèbre par le film éponyme  » La Cité de Dieu  » – coréalisé par Fernando Meirelles et Kátia Lund. Cette communauté, qui fut pendant longtemps connue comme étant le quartier le plus dangereux de Rio, est encore aujourd’hui déchirée par la violence, le crime et la misère sociale.

Dans cette zone d’extrême pauvreté, dans la rue, la petite Rafaela, 7 ans, n’hésite pas à se battre contre les garçons du quartier. Ses parents l’inscrivent alors dans une école de Judo pour la canaliser. De fil en aiguille, et à force de s’entraîner, son talent finit par être remarqué et en 2012 elle est sélectionnée pour participer aux Jeux Olympiques de Londres.

C’est là que sa carrière a failli être détruite, lorsqu’elle est disqualifiée suite à une maladresse, et qu’elle devient la cible d’insultes à cause de sa couleur de peau.

 » Singe  »  » Ta place est dans une cage, pas aux Jeux Olympiques  »

Lors des Jeux Olympiques de Londres, en 2012, la jeune femme avait en effet été la cible d’un flot intarissable d’insultes racistes, qui ont bien failli la dégoûter du sport et lui faire mettre un terme à sa carrière. Elle avait en effet été disqualifiée à cause d’une prise considérée comme irrégulière, s’attirant la haine et les quolibets.

 » Je suis arrivé dans ma chambre, j’ai pris mon téléphone à la recherche d’un soutien, d’une aide, d’un message… Et tout ce qu’il y avait, c’était des messages d’insultes, qui disaient que la place d’un singe c’était d’être dans une cage, pas à des Jeux Olympiques, que j’étais une honte pour toute la compétition. Cela m’a fait très mal. « 

À ce moment-là, elle manque de tout laisser tomber, d’abandonner le sport et de tirer un trait définitif sur sa carrière dans le judo.

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 » J’ai réussi à prouver ce que je voulais, c’est-à-dire montrer que j’en étais capable. Ils me critiquaient dans un moment de faiblesse et de défaite, mais je pouvais me relever et atteindre le sommet. Il y a un an, je voulais abandonner le sport, et un an après je suis la première Brésilienne championne mondiale de judo. « 

À présent, le Brésil fête sa première médaille d’Or à domicile, et les racistes se sont tus. Dommage tout de même qu’il ait fallu cela pour prouver à certains que oui, une afro-brésilienne a bel et bien sa place aux Jeux Olympiques.

Source : http://haiti-refondation-org.

La Terre aurait tremblé deux fois en Haïti en moins d’une semaine

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Qu’est-ce que l’Unité Technique de Sismologie (UTS)

L’Unité Technique de Sismologie (UTS) est une entité publique créée le 7 février 2011 par décision du Ministre des TPTC, Président du Conseil d’Administration du Bureau des Mines et de l’Énergie (BME), en vue de répondre aux multiples attentes générées par le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

Mission et attributions de l’UTS

  1. a) Surveiller la sismicité locale et régionale liée à l’activité des failles actives par le biais des enregistrements en provenance des stations sismiques et accélérométriques et des mesures de géodésie spatiale par GPS.
  1. b) Centraliser et archiver les données sismologiques à des fins de recherche en Sciences de la Terre.
  1. c) Établir des liens de coopération régionale avec les pays des Caraïbes par l’échange continu de données sismologiques, d’informations et de personnel.
  1. d) Contribuer à l’information préventive et à la divulgation des connaissances dans le domaine du risque sismique, ainsi qu’à la formation en matière de géologie, géophysique, tectonique, gestion de réseau sismique, etc.
  1. e) Œuvrer à la prise en compte de l’aléa sismique dans le cadre de la reconstruction du pays.

Source : http://www.bme.gouv.ht/uts/index.html

 

De mystérieux sons provenant de la mer des Caraïbes intriguent les scientifiques

DE MYSTÉRIEUX SONS PROVENANT DE LA MER DES CARAÏBES INTRIGUENT LES SCIENTIFIQUES

Fonds marins

Depuis plusieurs semaines, la mer des Caraïbes émet de curieux sons qui intriguent les scientifiques. Mais qu’est-ce donc ?

En se penchant sur ce sujet dévoilé par Gizmodo, on découvre quelque chose de curieux et quelque peu angoissant. Un son bizarre émane des profondeurs de l’océan mais son intensité est trop faible pour être perçue par l’oreille humaine cependant, depuis l’espace, on peut observer des traces visibles…

Selon les spécialistes, si le phénomène peut être détecté à partir de l’espace, c’est parce que les grands changements de pression qui se propagent à travers la mer provoquent des fluctuations dans le champ de gravité de la Terre. Pour la petite histoire, tout débute lorsque des chercheurs de l’Université de Liverpool s’intéressent à la dynamique de la mer. Ils découvrent alors quelque chose d’étrange.

Un bruit semblable à un coup de sifflet

« Nous étudions les données sur la pression des océans et nous avons remarqué que cette région des Caraïbes présentait quelque chose de particulier, explique le scientifique Chris Hughes à Gizmodo. Il se produit de grandes oscillations de pression inexplicables dans le bassin des Caraïbes. »

En comparant les relevés de pression tirés du fond de la mer des Caraïbes entre 1958 et 2013 avec des données de jauge de marées provenant de satellites de la NASA, les chercheurs ont découvert que la mer des Caraïbes produit comme un coup de sifflet géant.

« Il y a un courant qui traverse la mer d’est en ouest, décrit Hughes. C’est un courant très étroit et très fort. Il devient parfois instable et crée des tourbillons. »

Quand ce courant atteint l’extrémité ouest du bassin, il meurt et réapparait à l’extrémité est. Ce phénomène «coup de sifflet» est connu depuis déjà quelques années. Mais les scientifiques savent maintenant que les ondes de certaines formes et tailles résonneront après avoir percuté ce mur occidental, tout comme certaines fréquences résonnent lorsque vous soufflez dans un sifflet.

Un bruit extrêmement bas

Vu l’ampleur de la mer des Caraïbes,  le son produit est très bas. Selon les calculs des spécialistes, il faudrait 120 jours pour que les ondes se propagent d’est en ouest dans le bassin, ce qui donne un son environ 30 octaves plus bas que le son le plus bas produit par un piano. Vous pouvez entendre une version de ce son étrange, ramené à une fréquence perceptible pour l’oreille humaine, ici.

http://www.livescience.com/55174-weird-ocean-sound-heard-

http://www.space.com/33264-weird-ocean-sound-heard-from-space.html

http://www.mediaphore.com/2016/06/de-mysterieux-sons-provenant-de-la-mer-des-caraibes-intriguent-les-scientifiques/